G.Charpentier VRP MONTEL

voyages d’un VRP dans toute la France

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Dordogne 1 : souvenirs de mes premiers voyages en Périgord.

Posté : 15 décembre, 2011 @ 6:41 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Dordogne Première approche : Souvenirs amicaux.

Il est pour moi des régions de France chargée de nombreux souvenirs. C’est tout à fait le cas pour cette belle région de Dordogne que je vais évoquer sur ce blog, en quatre étapes.

J’ai fréquenté le collège Saint-Paul d’Angoulême, durant les années 1957 et 1958. Puis Je me suis retrouvé enseignant au Liban avec  un voisin de région, un ami de Périgueux, Michel.  Dans mon imagination en effet c’est un voisin car ces deux villes d’Angoulême et de Périgueux sont voisines, vu du Liban ou je me trouvais alors dans les années 1960.

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À mon retour du Liban dans les années 1962 et 1963, j’habite Bordeaux  où je termine des études en travaillant en librairie. Je fréquente pour mes loisirs  un groupe de quatre camarades de la jeunesse ouvrière catholique. Je suggère alors l’idée de passer des vacances en Auvergne. . Un camarade retient l’idée du camping à Bort-les-Orgues. Le sort allait en décider autrement, car la veille au soir du départ. Un accident assez grave sur les boulevards bordelais endommage sérieusement la voiture. Il faut changer nos projets de voyage et de vacances.

. Je soumets mon idée de la Dordogne. Car  je me souviens de Michel qui m’a souvent parlé de sa belle région du Périgord.

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Mais cet  accident change tous nos projets.  La voiture a vraiment subie de gros dommages. Le capot est enfoncée l’aile  gauche est écrasée  le radiateur est percé. Bref  La voiture est hors d’usage pour  plusieurs jours. Mais les congés sont courts et en bousculant un peu le mécanicien à n’effectuer que les travaux de première nécessité, nous partons malgré tout.

. Il n’y a plus d’aile gauche, la portière est rafistolée mais rien ne doit empêcher les cinq jeunes enragés  que nous sommes de prendre la route des vacances. Nous décidons d’essayer la voiture en prenant le chemin opposé pour nous rendre à Bort-les –orgues

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. Je vente le travail soigné d’un mécanicien que je connais dans mon village en Vendée à 300 kilomètres au Nord de Bordeaux. Le mécanicien que je connais est absent. Mais la voiture roule et je propose de suivre  les bords de Loire que je connais. Mes amis n’ont jamais visité  les châteaux de la Loire. Par petites étapes, il faut bien voir si la voiture se comporte bien.

Finalement de châteaux en châteaux nous arrivons à Orléans. Puis pourquoi ne pas rejoindre Paris la voiture roule de mieux en mieux. Nous prenons le chemin finalement des écoliers,  pour revenir sur Bort-les –Orgues. Notre séjour dans ce camping but initial de notre voyage ne sera  finalement que deux jours. Il faut rouler  encore .Décidément le groupe a la bougeotte.

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 C’est alors que je propose à mes copains de rejoindre Sarlat. Je fais l’unanimité .Quant à moi, j’imagine  peut-être y retrouver  Michel qui nous fera visiter sa ville. Mais je ne rencontre pas mon ami périgourdin. Finalement durant deux jours nous longeons la Dordogne  pour rejoindre le Bordelais et terminer nos vacances.

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10 ans plus tard en 1971 ce sont ces souvenirs qui me trottent  en tête quand je suis de passage à Mussidan en Dordogne. Je suis alors VRP et je visite ma clientèle de  ce département. Je m’arrête à une station-service pour faire le plein. Il me semble tout à coup que je rêve car je crois en effet reconnaître dans le pompiste qui me sert  l’essence, mon vieil ami Michel du Liban.

mussidan01.jpg Il m’avait pourtant  annoncé son entrée dans les ordres et son ordination de prêtre. Je croyais devenu curé du village.  C’est bien lui en bleu de travail. Il me reconnait bien sûr. Il comprend ma surprise. Je connais pourtant  son originalité, mais pour répondre à ma surprise il m’affirme en souriant : « Je ne suis pas vraiment pompiste, mais  voilà une façon pour moi de rencontrer mes paroissiens plus souvent qu’à l’église. »

C’est au restaurant que nous allons ce soir-là évoquer nos souvenirs du moyen Orient.

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Voilà en quelques lignes les souvenirs personnels qui me trottent en tête quand je circule dans cette belle région de France qu’est la Dordogne. Trois autres articles vont me permettre de continuer à évoquer mes trajets en Périgord. Vous pouvez me rejoindre sur ce blog  à bientôt…..

Savoie 2 Chambéry

Posté : 31 juillet, 2011 @ 5:48 dans Non classé | Pas de commentaires »

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20 ans ont passé.  Lors d’une exposition de photos à  l’Alpes-expo, à Grenoble, j’ai rencontré un photographe qui tient commerce à Chambéry. Il  connaît bien par ouï-dire  ma méthode de travail de représentant  du livre, aux éditions Paul Montel.

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Certains de ses collègues lui ont dit que ce représentant laisse quelques ouvrages sur place pour les consulter. Il lui dit aussi qu’il peut venir les feuilleter dans le fourgon qui lui sert aussi de camping -car.

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J’essaye, en vain ce jour là  de le convaincre devenir  se servir sur place à cette exposition de Grenoble, mais  il insiste pour que je passe le visiter sitôt la fin de l’exposition. Pressé de rentrer après deux semaine de déplacement, je n’ai pas envi de me rendre dans cette ville.

  « Ce n’est pas loin  de Grenoble par l’autoroute, vous aller voir, il faut moins d’une heure. Vous pourrez aussi visiter rapidement  notre belle ville. Mon magasin est tout près de la fontaine des éléphants. Ce n’est pas difficile à trouver. Allez si vous passez, Je vous invite à l’apéro. Vous ne serez pas déçu. »

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Voilà ce qu’il a dit ce jour là  pour réussir à me convaincre de faire le détour  par Chambéry.

  Une image aussitôt revient à ma mémoire en entrant dans cette ville . C’est lors d’une conférence faite par un de mes anciens professeurs du collège que j’ai entendu parler de la fontaine des Eléphants.  

 Cette  fontaine est le monument le plus célèbre de cette ville de Chambéry. Elle a été construite en 1838 par un sculpteur de Grenoble, dans le but de commenter les exploits en Inde, du comte de Boigne.

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  Après avoir parfaitement bien été reçu chez mon client  photographe près de la fontaine, j’ai rejoint le soir même, le camping près du lac du Bourget. En ce début de  saison touristique, peu de temps après Pâques. Il n’y a pas beaucoup de campeurs. Copine ma fidèle petite chienne qui m’accompagne journellement dans le fourgon, semble apprécier coin tranquille après six jours d’exposition.

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 L’herbe est bien verte et fraiche tout  au  bord du lac. Je décide alors de prendre Une demi-journée de repos. Les flancs de la montagne toute proche, m’invite à une promenade romantique  pour admirer ne beaux paysages du lac du Bourget, lac de Lamartine. Je me dis alors qu’il vaut mieux en profiter, je n’y reviendrai, sans doute pas de si tôt.

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Mais qui sait ?

 Vous pouvez aller voir la suite sur mon autre blog qui fait suite : « Voyageur du livre d’activités manuelles »

Savoie 1 première approche: A Megève en juin 1965

Posté : 14 mars, 2011 @ 12:15 dans Non classé | Pas de commentaires »

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En 1965, je travaille à la librairie Beaufreton à Nantes. Une méchante petite grippe m’oblige à stopper pour quelque temps, mon travail. Mon employeur qui alors se préoccupe de ma santé, me conseille d’aller en compagnie de ma jeune épouse, me reposer pendant le mois de juin à Megève. Mais Megève est une station de sports d’hiver ou de vacance estivales pour les marches en montagnes. Seulement le mois de juin se situe, bien évidemment, entre la saison d’hiver et la saison été.
« Vous serez au calme chez mes amis dans leur chalet. Libre en cette saison. »
Le calme nous allions l’avoir, cependant hélas un peu trop pour mon épouse. Jeune marié en 1965 nous n’avions pas de voiture c’est donc par le train que nous avons rejoint Megève pour ces vacances de santé. C’est alors une bonne journée de train pour rejoindre par le centre de la France la gare de Lyon Perrache et changer de train pour Sallanches.

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Mon épouse peu habituée aux voyages a rempli cinq grosses valises ou  rien  ne manque même pas la cafetière. J’ai beau lui dire que nous allons avoir tout un chalet meublé. Mais rien n’y fait. Arrivés à la gare de Sallanches, plus de train. Un autocar  Nous amène à Megève pour la fin du voyage. Mais les cinq fameuses valises, en bagage accompagné, n’ont pas suivi. « Vous les aurez dans  trois jours » nous affirme un employé en gare routière de Megève. Il m’est difficile d’exprimer alors le désarroi de ma jeune épouse. Attendre  trois jours! Impossible de changer ses vêtements, pas de trousse de toilette et surtout pas de cafetière!  Etc. et j’en passe ….

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Depuis notre départ de Nantes, le 3 juin, la pluie n’a pas cessée. La neige tombe encore sur les moyennes  montagnes et les Contamines dans le lointain. Le chauffage ne fonctionne plus dans le chalet. Le propriétaire ne veut pas rallumer la chaufferie. Il  nous conseille d’utiliser le four de  la gazinière, dans la petite cuisine, comme seul moyen de chauffage.

Les jours passent ainsi et enfin au bout de trois jours les valises arrivent. La vie semble reprendre pour mon épouse. Heureusement il y a le beau paysage des montagnes que nous apercevons par dessus le balcon.
D’innombrables fleurs jaunes colore ce paysage qui devrait être splendide en cette saison.des  gouttelettes de pluie  viennent s’écraser à longueur de journée  sur les carreaux de la porte fenêtre du balcon de bois.

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« C’est la morte saison pour les touristes, nous dit-on, dans les commerces  déserts d’acheteurs. »  Ah ! Pour se reposer!, certes nous nous reposons. Je tente parfois une escapade sur le flanc du  Jaillet ? Toujours muni de mon  parapluie. Mais pour moi j’ai le moral. J’essaye de remonter la bonne  de mon épouse : « C’est l’imprévu, ce n’est pas les vacances de monsieur tout le monde,  C’est magnifique!, alors que tout le monde est au travail ! Même ici à Megève »
De bon matin, alors que nous sommes encore au lit, des clochettes nous réveillent. Ce sont les sonnailles. Des troupeaux rejoignent les pâturages. Un ramoneur savoyard sur le toit ramone la cheminée.

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Trois semaines passent, toujours sous un temps nuageux ou brumeux .Un  matin le propriétaire  que je rencontre sur le balcon me salue et me montre au  loin la neige sur les montagnes des Contamines.

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« Quant à la fin juin il y a de la neige sur cette montagne les blés mûrissent pas. » m’affirme-t-il en montagnard expérimenté. « C’est, une année exceptionnelle, me dit-il, pour me consoler. Ce n’est pas souvent comme ça, ici. » Il me montre aussi au loin un nuage  léger comme une plume fine  qui semble caresser  le flanc des montagnes. « C’est bon signe me dit-il le beau temps va revenirdemain. »
Mais demain ! , il ne nous  reste plus que quatre jours pour enfin apercevoir le soleil qui illumine les belles montagnes tout en fleurs du mont d’Arbois, avant notre retour à Nantes.
Ce séjour avec les années qui ont passé, me laisse malgré tout un souvenir pas désagréable du tout. Sans doute les années, m’ont-elles  fait oublier les ennuis de la  météo passagère, comme souvent dans la vie.
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C’est 20 ans plus tard que je reviendrai dans cette belle région des Alpes. Mais pour mon travail aux éditions  Paul Montel. Je les reverrai sous un autre jour, ces belles montagnes des Alpes. Ce sera pour le prochain chapitre.

Poitou 2. Poitiers 1.

Posté : 3 octobre, 2010 @ 8:10 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Parti de Nantes à 8:00 du matin. Je me suis arrêté dans le département  des Deux-Sèvres à Parthenay. Un photographe m’a fixé rendez-vous pour lui montrer la collection des livres des éditions Paul Montel, en cette année 1971.

C’est le printemps et je me réjouis  de trouver une ville avec  de jolies maisons anciennes. Mon client me reçoit aimablement.  Il prend son temps pour choisir  les ouvrages techniques qui doivent intéresser ici  les amateurs Parthenaisiens.

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Sitôt terminé la visite, je prends la direction de Poitiers. Je passe près du champ de foire. Comme la région est un pays d’élevage, j’ai souvent entendu parler autrefois chez moi en Vendée,  de cette foire de Parthenay où l’on conduisait les bovins pour les vendre. Les camions ont maintenant remplacé sur la route les troupeaux que l’on conduisait autrefois à pied, sur le champ de foire.

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Il est 12:30. Je pense rejoindre Poitiers déjeuner sur le bord de la route à mis chemin, à une trentaine de kilomètres. Mais je dois prendre du carburant  pour le fourgon J7 à la première station que je vais trouver sur le bord de la route. C’est celle qui se trouve à la sortie de cette ville impérativement. Je m’arrête donc  à la station la plus proche. Le pompiste sort de son bureau et se dirige vers ses pompes. Je m’arrête pour faire le plein de gazole. Je remarque au passage qu’il a laissé aujourd’hui son bleu de travail habituel pour un magnifique complet. Je lui lance par la portière, en arrêtant le véhicule:

- »vous fermez sans doute? ».

- »Vous avez de la chance, me répond-il, j’étais en train de fermer la station car je me rends un mariage. »

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 Je le vois se presser à me  servir en surveillant sur  la route l’arrivée peut-être d’un autre client, en ce moment indésirable.

Occupé à chercher mon chéquier dans le camion, j’entends tout à coup un juron. Je sors vivement la tête pour constater la catastrophe.

-P….!  Ces sacrés j7 !  il refoulent  le gazole comme ça n’est pas permis. Il continue de jurer, en pestant de plus en plus fort.

Catastrophe ! Ses beaux habits de fête sont tout maculés de gazole et exhalent une odeur tenace. Il est impératif pour lui de se changer. Impossible pour lui de se rendre ainsi à son mariage.

Je suis ennuyé pour ce brave pompiste qui a tenu  à me rendre service. Mais je reste impuissant devant son malheur. Je ne peux  que montrer ma désolation en tendant d’un air contrit, le chèque que je lui dois.

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Il est 2:00 de l’après-midi, quand je me rends chez le premier client de Poitiers. Je fais prospecter en ses premières années de travail les photographes et les nombreux libraires de cette ville universitaire. Je passe devant la gare je rejoins le haut plateau où se trouve le centre-ville. Cette ville perchée sur un plateau, me fait penser à Angoulême un peu plus au sud, ou  vous j’ai fait mes études. Longeant de jolies maisons  d’anciennes, je rejoins « Notre-Dame la Grande », magnifique église romane, l’une des célébrités de la ville de Poitiers.

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 C’est auprès de cet édifice que je trouve  le premier magasin de l’un de mes plus fidèles clients. Un peu plus loin alors que j’arrive pour la première fois dans cette ville, j’ai rendez-vous avec un  jeune photographe. Je le trouve en train d’installer le « pas de porte » qu’il vient d’acquérir. Il veut ouvrir là une boutique de portraitiste et de revente de matériel photo. Nous bavardons .il  me confie qu’il est sur le point d’ouvrir  et qu’ils souhaitent tenir cette boutique avec l’aide de sa future épouse.

« C’est l’aventure qui commence » me dit-il.

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Je ne  pensais pas alors que pendant des années ce petit magasin  allait devenir un des points de vente habituelle, et aussi un point de rencontre agréable.

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Il en sera de même pour beaucoup d’autres endroits, dans cette jolie ville de Poitiers où j’allais travailler. C’était  en exerçant mes activités d’attaché commercial de deux maisons d’édition parisienne. Ce sera  le sujet des prochains articles de ces voyages à Poitiers.

Le Poitou .1 Premiéres approches. Maillezais ,Benet, Niort.

Posté : 22 août, 2010 @ 5:55 dans Non classé | 1 commentaire »

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Le Poitou 1 Première approche. 

Comment ne pas me souvenir de mon premier voyage dans le Poitou! C’était en 1955.  - Quand tu auras passé ton bac nous t’offrirons le vélo. C’est ce que m’ont promis mes parents. 

Et voilà, j’ai bien passé la première partie du baccalauréat. J’ai bien été choisir mon vélo neuf, chez Alexandre, à Chauché: un Louison Bobet.

  En fait mais je n’ai pas été reçu à la première partie du bac cette année là. Il me faut repasser l’oral en septembre. Le collège où je suis inscrit n’accepte pas les redoublements. Je pense qu’il est préférable de prendre les devants et de prévoir la suite. J’aime mieux faire comme si j’allais échouer à l’oral. Je ne suis pas très bien noté par mes professeurs. Je vais  choisir tout de suite  de m’inscrire dans un autre collège. J’opte de  me rendre à Angoulême, me présenter au collège Saint-Paul  dont  m’a parler un camarade. 

L’occasion est trop belle de partir avec mon beau vélo neuf pour l’essayer  et de parcourir les 150 km qui séparent Chauché  d’Angoulême.

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J’ai choisi de faire étape à Benêt, un village du sud de la Vendée. Le curé de ce village est le père Maurice Frappier, que je connais bien. 4 heures de route accidentée dans le bocage par Chantonnay puis Saint Hermine et enfin Fontenay le comte. Je préfère pendre par la petite route qui rejoint les marais. Je veux voir   l’abbaye de Maillezais. Je rejoins Benêt, toujours dans le département de la Vendée, la fin de ma première étape.

marais05.jpgLe père Maurice Frappier originaire de Chauché, qui me reçoit me fait remarquer que je n’aborde pas là,  la province du Poitou avec le marais poitevin où je viens d’entrer. Depuis mon départ de Chauché et je n’ai jamais quitté l’ancienne province du Poitou. Elle s’étendait en effet autrefois, jusque près d’Ancenis en Loire-Atlantique. Là était le lieu de jonction des trois provinces de Bretagne d’Anjou et du Poitou. Il  ajoute que j’ai bien fait de prendre cette route qui va devenir plate et agréable. Il n’y  aura pas de peine à traverser le marais pour se rendre à Saint-Jean-d’Angély, puis Angoulême. 

 Après deux jours de voyage pour m’inscrire au collège saint Paul, je passe sur le chemin du retour par la ville de Niort. Je ne me doute pas alors que pendant plus de 30 ans pour des voyages professionnels je vais devoir souvent venir dans cette ville. Pour y travailler comme représentant dans la photo d’abord.

niort4.jpgJ’ai toujours reçu un agréable accueil chez les principaux photographes de cette ville de Niort, capitale des Deux-Sèvres. La place du château près des halles m’a souvent servi pour le stationnement. Après une première journée fructueuse en cette année 1980, je rejoins le camping de la ville située près du boulevard périphérique en bordure de la Sèvre niortaise. 

Le camping à cette époque estivale est plein. J’ai de la peine à trouver un emplacement. Surpris, j’en aperçois un, étonnamment libre. Il est très bien situé, tout près des toilettes. Habituellement  ce genre  d’emplacement est très convoité.  Je demande au gardien si je peux m’y installer car il est en bordure de la rivière ou du canal. Il n’y voit pas d’inconvénient. 

-Personne ne veut le garder, me confie –t-il.  niort5.jpg

 Il m’encourage même à le prendre. Je ne comprends pas le pourquoi de cette désaffection.  Au bout d’une heure alors que je déjeune, la porte du côté du camion, ouverte je comprends le désamour de certains campeurs pour cet endroit. Comme il  est situé immédiatement comme dans une petite presqu’ile entourée de ce canal, j’aperçois trois ou quatre campagnols qui ont élu domicile, sous la vieille souche au coin de l’emplacement. Les racines de cette vieille souche plongent dans l’eau. Je comprends alors que certaines mères de famille n’aiment pas trop cette compagnie. Par contre pour moi ce voisinage ne m’ennuie pas du tout, je pense que la tôle du fourgon est un très bon rempart. Je trouve que leurs jeux de poursuite dans l’eau est une attraction inattendue pour ce diner dans le marais poitevin. Cette flore et cette faune m’offrent un charme inhabituel pour le moins. 

 marais04.jpgniort7.jpgPoitiers capitale du Poitou historique, nous attend dans les semaines à venir. Avec mes nombreux souvenirs ou anecdotes. 

Pays de Loire 6 . Angers 2. une panne et un congrès.

Posté : 14 avril, 2010 @ 4:59 dans Non classé | Pas de commentaires »

http://www.dailymotion.com/video/xcy4mlEn arrivant à mon domicile de Nantes,  ce jour là,  mon épouse est sur le bord de la rue. Elle scrute l’arrivée du fourgon. J’arrive  sur le boulevard des Américains. Je suis en retard, en cette fin de semaine je reviens de l’Anjou et j’ai été retardé à Angers  avec une panne du fourgon.

C’est en effet  boulevard Foch,  dans cette ville, alors que  je viens de terminer  une livraison, en rejoignant le véhicule,   je m’aperçois que sous  le moteur, sur le trottoir, il y a une marre d’huile noire. Je ne mets  pas très longtemps à constater que  c’est bien mon  fourgon qui perd de l’huile. car après avoir mis en marche le moteur je vois un témoin rouge sur le tableau de bord qui s’est allumé.

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Mon client photographe vient à mon secours. Il  téléphone lui-même à son garagiste. Une petite dépanneuse arrive avec à bord un mécano  très sympa qui me rassure aussitôt.

«  Ce n’est rien dit –il ».

 Il se contente d’injecter de l’huile avec une grosse seringue,  dans la boîte de vitesses est de placer un joint  neuf sur le bouchon. L’opération n’a pourtant pas été très simple car il a du se  coucher  sous le véhicule, sur ce trottoir.  Mais j’ai trouvé que c’était vite fait et surtout bien fait car j’ai repris ensuite  la route sans encombre.

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Quelques jours plus tard un congrès de libraires qui doit durer trois jours,  s’ouvre à Angers,  à l’institut catholique. La maison d’édition choisie cette opportunité pour me demander d’aller tenir un stand  à cette manifestation. En effet de nombreux libraires de toute la France doivent se réunir  la. Le lieu est bien choisi pour la promotion des livres sur les techniques de l’image. Car une section d’étudiants s’intéresse à ce sujet. Mon épouse m’accompagne.  Elle  va me faciliter  ainsi par sa présence au stand,  les contacts commerciaux avec  certaines libraires venues de très loin, de toute la France. Je note même la présence des  libraires de Marseille et de Saint-Raphaël par exemple. Plus ces gens sont éloignés de notre région en d’Angers  et meilleur est le contact. Mon carnet d’adresses à visiter dans tout l’hexagone grossit à vue d’œil. 

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A 18heures,  tous les congressistes partent  en visite organisée. Ils vont faire la tournée des nombreux châteaux de cette belle région angevine. Pendant ce temps, je profite de cette opportunité pour aller rendre visite à mes autres clients photographes.

 Le soir venu, je n’ai pas retenu de chambres d’hôtel dans cette ville. Cependant,  je ne suis pas mécontent non plus d’aller du côté du  « Pont de Cé », en bordure de la Loire,  faire du camping sauvage dans le fourgon en compagnie de mon épouse.  En ces  années 1970, c’est bien plus facile que de nos jours.  Cette expérience  d’une nuit en sa compagnie exceptionnelle dans mon petit domaine privée, enrichie ma façon de voyager. Elle  améliore le confort de mon camping-car en effet mon épouse ne manque pas d’idées et de suggestions à ce sujet. Pourquoi pas un lit escamotable ? Des WC  chimiques ? Une cuisine mieux organisée … Et j’en passe.

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Ces deux journées n’ont pas été seulement fructueuses du point de vue commercial,  mais elles ont apporté plus de confort à ma vie itinérante quotidienne en camping-car, après les travaux dans mon habitacle, ma coquille d’escargot.

La semaine prochaine si vous le voulez, venez  me rejoindre sur le blog « voyageur d’activités manuelles »  c’est l’occasion de passer dans les années  de 1985 à 2001 pour mes voyages dans de nouvelles maisons d’éditions : Dessain et Tolra et Le temps apprivoisé. Mais nous reviendrons toujours dans cette belle et même  région goûter la douceur angevine, dans ce prochain article.

Pays de Loire 5 :Angers 1 : mes débuts 1969, hors de la Loire Atlantique.

Posté : 8 mars, 2010 @ 4:30 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Pays  de Loire 5: Angers 1 .Premiers jours hors du département.

Après Nantes, Saint-Nazaire, les toutes premières visites en dehors du département  de la Loire-Atlantique, s’effectuent vers le Maine-et-Loire et le département 49. En janvier 1969 la nouvelle Simca 1100 est commandée, mais je roule avec la quatre chevaux Renault familiale qui a plus de 25 ans.

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Après être passé à Cholet au sud-est de Nantes, à une soixantaine de kilomètres, je tombe en panne sur la route départementale 960 qui doit me conduire à Saumur. Sur le tableau de bord le témoin rouge d’huile est allumé. Je soulève le capot et constate que le niveau est au plus bas. Ce n’est pas 1 litre qu’il me faut rajouter, mais bien tout le bidon de 2 litres. Le moteur a du tout bruler en 100 kms. Je reprends la route vers Saumur. Je suis content quand même de visiter mes deux premiers clients, un libraire, et un photographe, hors du département ou j’habite.

Je roule lentement en suivant la Loire en direction d’Angers, par une route basse qui suis le fleuve. C’est une « Divate ». Une route sur la digue que l’on a construit autrefois pour se protéger des inondations du fleuve le plus sauvage de France : La Loire.

Le soir pour je vais devoir trouver là, avant d’arriver à Angers, un hôtel pour passer la nuit. Je m’arrête  au bord de cette route. Je trouve une chambre à prix très raisonnable, pour ma première nuit à l’hôtel. Je n’ai pas encore mes frais remboursés par la maison d’édition. Je suis à l’essai. Pour moi tout est neuf dans ce nouveau job. Je suis très content de l’accueil que me réserve ce petit hôtel.

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Le lendemain matin j’arrive à Angers. J’ai deux ou trois adresses en poche. Je dois prospecter dans cette ville importante. J’ai les yeux rivés, dans les rues de cette ville,  sur les enseignes jaunes et rouges Kodak, qui m’indiquent les magasins des photographes. Je suis bien reçu chez le premier, boulevard Foch et dans les grandes rues du centre. Certains de mes futurs clients s’étonnent que la maison Paul Montel ait recruté un représentant exclusif. Certains  s’inquiètent de mon sort. La réflexion est à peu près toujours la même :

« Vous devez sans doute parcourir un très grand secteur, avec ce stock d’ouvrages, assez peu fourni. »

Je réponds alors d’un air évasif que les limites de mon secteur ne sont pas fixées du tout et que je vais sans doute parcourir au moins les trois quarts de l’hexagone.

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Je suis rassuré sur mes futurs déplacements. Car je suis convaincu que le temps de la quatre chevaux Renault doit se terminer dans quelques semaines.

Dans une de ses jolies maisons anciennes du vieux quartier d’Angers près du château et de la cathédrale je rencontre quelqu’un que je connais de longue date.

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C’est dans une grande librairie de cette ville que je fais une rencontre imprévue. Celle d’un représentant des éditions Nathan que je recevais comme vendeur à la librairie Beaufreton à Nantes, dans mon dernier emploi. Il est très surpris et se réjouit d’apprendre mon nouvel emploi. Il s’étonne du peu de livres à vendre, et me souhaite bonne chance. Il me demande un service pour le soir.

«  Vous devez être en voiture sans doute. Pouvez-vous m’emmener  ce soir à Nantes. Nous en profiterons pour discuter plus longuement. Je ne peux refuser ce service est je suis content aussi de profiter de ces conseils pourront mon nouveau métier.

Durant cette première journée il me rend un grand service, Il m’introduit chez les libraires de la ville.

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 Le soir venu, il m’accompagne dans la vieille quatre chevaux Renault pour revenir sur Nantes.

Il sourit en regardant l’aiguille du compteur de vitesse rivé à 60 ou 70 kms. Et surtout quand je lui annonce de la consommation minimale d’huile 2 litres aux 100 kms.

Il est surpris également quand je lui parle avec éloge du petit hôtel pas cher, ou j’ai dormi la nuit précédente. Bref il me lance :

« Je voudrais bien vous revoir jeune homme dans quelques années vous allez voir ça va changer. »

En attendant cette prédiction je reste dubitatif.  Je me demande un peu ce qu’il veut dire :

«  Où je m’y prends mal et je n’arriverai à rien avec ses méthodes peu appropriées à ce travail de représentation. Ou au contraire ce n’est qu’une question de temps et d’adaptation et tout devrait s’améliorer considérablement. »

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 Je me demande encore aujourd’hui pourquoi il m’a demandé de le ramener à Nantes. Je n’ai jamais revu cet ancien collègue qui était alors près de prendre sa retraite.

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Ces deux premiers jours de travail en du département me laisse quand même très optimiste. Les résultats des ventes dépassent mes espérances. Je m’estime plus heureux que mon que mon voisin de Nantes. Ce représentant à la retraite qui m’a un jour brossé le tableau peu réjouissant de ses propres débuts dans la profession :

« Je ne vous dis pas ce que j’ai dû endurer et faire pour réussir dans ce travail de VRP. J’en aurais parfois pleuré, quand j’arpentais les rues des grandes villes avec ma petite valise. Personne ne voulait me voir. Des années plus tard on me suppliait partout de passer. Mais il en faut quand même du courage et de la constance pour réussir.»

Pays de Loire 4 :changement de job en 1985.

Posté : 21 février, 2010 @ 2:57 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Pays de Loire 4 Nantes : changement de job (Montel).

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Durant mes congés d’été de l’année 1985, la nouvelle est tombée, définitive cette fois la: Je suis licencié de mon travail de VRP de la maison Paul Montel.  Une deuxième fois en cinq ans, elle passe dans d’autres mains. Pendant les trois derniers mois avant mes congés d’été, c’est-à-dire mai, juin et juillet, j’ai continué à circuler  pour ce job, avec les frais intégralement remboursés. Mais je travaille sans beaucoup d’ardeur : je sais que je suis licencié définitivement mais l’inspection du travail refuse ce licenciement, dans les conditions proposées par le nouvel acquéreur de la maison d’édition.

Je sais que je ne vais pas rester à ce poste,  il est attaché  durant ces trois derniers mois, à la présence de mon ancien PDG Pierre Montel.

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Le paternalisme en entreprise, a du bon pour moi en tout cas. Car M. Pierre Montel  me rassure: » ne vous inquiéter pas, mon bon ami, je vous ai trouvé un nouveau patron, mais faites moi plaisir, suivez mes instructions à la lettre. »

M. Pierre Montel m’explique alors qu’au Rotary club, il a rencontré un ami éditeur. Il lui a parlé de ma façon originale de travailler, de prospecter  et de ma méthode originale et efficace du  » laisser sur place » des ouvrages techniques. Je vais donc  me présenter à ce nouvel employeur avec un CV  déjà assuré de succès.

C’est ainsi, que je me présente encore employé publication photo cinéma Paul Montel, à Paris aux éditions Dessain et Tolra, rue Cassette. Je n’ai pas de mal à convaincre le nouvel employeur car il me demande tout de suite, avant toute chose:

 » Quand je peux commencer à travailler dans sa maison ».

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 Je lui réponds que je ne suis pas encore officiellement licencié. Je laisserai deux mois plus tard, mais je commence à travailler immédiatement pendant mes congés d’été auxquels je renonce évidemment, cette année là.

 C’est à Nantes en juillet 1985 et tout va changer pour moi. Ainsi se termine ma collaboration comme VRP de cette maison, mais Je vais faire  dans mes prochains articles un retour en arrière, toujours aux éditions Paul Montel. Car Je suis loin d’avoir décrit toutes les régions que j’ai visitées. C’est ainsi que je continuerai avec l’Anjou le Poitou etc.  Alors à bientôt pour la suite.

Les Pays de Loire 3. les expositions à Nantes et à la Baule.

Posté : 11 février, 2010 @ 4:04 dans Non classé | Pas de commentaires »

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Pays de Loire 3 : les premières expos photo à Nantes et la Baule 1970 – 1972.

En septembre 1970, il y a plus d’un an  que je travaille  aux éditions Paul Montel. Pierre Montel, PDG de la maison, vient d’être élu président du syndicat des industries photos. C’est un poste important car il chapeaute tout le monde du syndicat de la photographie en France. Ce poste lui revient un peu de droit, car c’est l’éditeur du seul journal syndical : le photographe.

Le syndicat de la région ouest, organise  une exposition dans un ancien parc du Champ-de-Mars prés des usines Lu à l’époque. Ces bâtiments de la foire exposition n’existent plus de nos jours en 2010.

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C’est la première manifestation dont on m’a confié la responsabilité. Mon épouse me porte main forte. Nous apportons une table et trois chaises de notre domicile ainsi que le nouveau présentoir des livres qui vient de sortir. M. Montel nous rejoint  au salon. Il nous félicite de notre installation du stand et du bon chiffre réalisé ce jour là .Ce ne sera que le début des nombreuses expositions à venir.

C’est vraiment pour moi un nouvel élan dans la profession de représentant. Je distribue des cartes pour faire connaître le dépôt régional que je viens de lancer à Nantes.

Deux années plus tard un autre salon régional s’ouvre à la Baule. C’est au mois de septembre. La saison d’été est terminée. Les estivants sont partis. De nombreux visiteurs photographes de Bretagne sont venus. J’en profite pour faire connaissance avec ceux que je n’ai pas encore visités. Un photographe de Lorient m’invite au resto. Quand il revient ce jour là me rejoindre pour aller déjeuner, je suis occupé avec d’autres visiteurs et je ne peux pas me rendre à son invitation.

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Je rejoins alors cette petite cité médiévale située en bordure des marais salants. Elle est à proximité de la rade du Croisic. Je vais en bordure de mer déjeuner comme d’habitude, dans mon fourgon. La grand porte de côté s’ouvre sur une vue imprenable de l’océan.

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L’après-midi je reçois la visite de nombreux amateurs mordus de la photo de toute la Bretagne. Le marais de la grande Brière est tout proche. Le peuple de la faune et  la flore de cette belle région inspirent beaucoup d’artistes de l’image.

Ce jour là je vais me faire des amis qui vont partager leurs loisirs de photographes amateurs de belles images.

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Dix  années plus tard, en 1980, une autre exposition a lieu à Nantes au parc de la Beaujoire, près du Grand stade du même nom. Mes deux directeurs s’apprêtent à prendre leur retraite. Pour les remercier de ses années de collaboration amicale, je réussis à persuader mon épouse de les inviter à dîner le soir à tour de rôle  après la journée d’exposition. C’est  dans le petit  appartement que nous venons d’acquérir à Orvault près de Nantes.

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Peu d’années plus tard la maison d’édition passera dans d’autres mains. C’est toujours en me laissant un souvenir agréable de ses bonnes années de VRP de la maison P.Montel. Chose curieuse pour moi les changements dans ce travail coïncident curieusement avec que les grands changements de la ville de Nantes. Le stade de la Beaujoire  remplace celui de Marcel Saupin. Dans le quartier de la foire exposition  le palais des congrès vient de s’édifier dans l’espace Lu. Le parc des expositions de la Beaujoire remplace celui du Champ-de-Mars. Le tramway vient révolutionner les déplacements en ville. La Tour de Bretagne apporte une touche de modernisme différemment apprécié à la ville de Nantes, ainsi que le pont de Cheviré. Les boulevards périphériques encerclent la métropole régionale. Bref la vie change déjà, en ces années 1985. C’est à cette époque que je change de maison d’édition. Vous pouvez suivre la suite de mes aventures commerciales, sur le blog voyageur d’activités manuelles. A La semaine prochaine.

Pays de Loire 2 : St Nazaire, La Baule, Pornichet.

Posté : 24 janvier, 2010 @ 6:42 dans Non classé | 1 commentaire »

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Pays de Loire 2: Nantes Saint Nazaire La Baule. 

En ces débuts de mon travail de VRP, je ne peux pas me permettre de grandes distances. Je n’ai qu’une vieille quatre chevaux Renault qui est âgés de 25 ans. Elle consomme à peu près 1 litre d’huile aux 100 km. Mais pour visiter le département de  la Loire-Atlantique elle me rend de grands services.

stnaz04.jpg Le garage de mes beaux-parents devient plus encombré par les nombreux cartons plein de livres. C’est à peine si l’on peut y entrer. Il faut commencer à penser à un local plus grand.  C’est au fond du jardin que se construit une petite réserve de livres à la place du poulailler du grand père autrefois.  Mon épouse m’assure de sa collaboration pour tenir la comptabilité, rédiger le courrier, gérer les états du stock. Car ces livres  laissés sur place n’assurent la fidélité de la clientèle: cette précieuse proximité pour les revendeurs qui ne sont plus obligés de stocker dans cette région de l’Ouest, un peu éloigné de Paris. 

C’est ainsi que dès la deuxième semaine de travail, je me rends à Saint-Nazaire à la Baule et à Pornichet, pour prospecter.

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Saint-Nazaire est la deuxième ville du département de la Loire-Atlantique. Elle est entièrement reconstruite. Car elle a été bombardée pendant la guerre par les Américains. En effet dans cette ville il y a une base sous-marine construite par les Allemands. C’était un point stratégique important pour les occupants, sur la façade Atlantique.

nantes08.jpg  Je me rends dans trois ou quatre magasins, dès ce premier jour et je suis heureux de récolter quatre commandes. Je suis alors gonflé à bloc. Ma formule de dépôt régional semble plaire. 

 Chez le premier photographe près de l’hôtel de ville j’admire une énorme photo du paquebot France qui occupe tout un mur, à l’intérieur du magasin. Ce photographe l’a réalisé il y a quelques années. Je pense que cette jolie image du navire, a dû faire déjà le tour du monde. Je rends visite à un autre photographe dans le centre-ville qui est spécialisé dans la revente de matériel. Je me rends  également dans  deux ou trois librairies. puis je pars vers la Baule par la route du bord de mer.

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  Un photographe nantais m’a donné rendez-vous dans son magasin d’été. Je longe la plus belle plage d’Europe. Les pins ont disparu du front de mer pour laisser place à de nombreuses villas luxueuses cachées parfois derrière des immeubles très modernes.

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 Il est bien loin le temps où les bois  de pins rejoignaient  la plage et  la mer.

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Je me rends près de la gare à La Baule.  je rencontre là le photographe de mon rendez-vous.  Il possède deux magasins, le premier pour toute l’année à Nantes et le second  ouvert en saison ici, à la Baule. C’est là me dit-il qu’il compte vendre le plus de mes  livres durant l’été. Il vient aussi de temps en temps comme cette année, faire un tour à La Baule.

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 Je suis déçu de cette visite. Il veut me « saper » un peu le moral, dès ce premier contact.  - « Vous allez devoir, me dit-il, au moins parcourir tout l’ouest de la France pour distribuer que  20  titres de cette maison. Ce ne sera pas rentable. Avec cela il faut compter sur les groupements d’achats que vous avez que vous allez devoir convaincre. Ce ne sera pas facile vous allez voir mon collègue de l’UPF, à Brest. Il est également le responsable du syndicat de l’union des photographes du Finistère. Il ne se laissera pas faire facilement pour accepter de prendre vos livres. » Je ne me décourage pas en entendant ces paroles. Je veux à tout prix réussir. Je me dis que plus que  jamais, je dois respecter la ferme résolution que j’ai prise en lisant le livre qui me motive. 

- » La vente commence quand le client dit non. »

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