G.Charpentier VRP MONTEL

voyages d’un VRP dans toute la France

Archive pour juillet, 2009

Roussillon 1: Rencontres étranges.

Posté : 19 juillet, 2009 @ 7:28 dans Non classé | 1 commentaire »

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En  Septembre 1974, alors que je travaille aux éditions Paul Montel, mon père alors âgé de 65 ans me demande s’il peut m’accompagner dans ce déplacement vers le Sud de la France. Il pense ainsi revoir ces régions où il s’est retrouvé pendant la guerre 1939 — 1945, près de Foix et  de Pamiers.  Le parcours de cette semaine me conduit à visiter également les clients de Perpignan.

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En agriculteur avisé, mon père s’intéresse plus particulièrement aux cultures et en ce début d’automne aux vendanges. Il me fait  part de son étonnement sur la surface des vignes qui s’étalent à perte de vue de chaque côté de la nationale 9 qui descend vers l’Espagne. Les étangs et la mer toute proche n’attirent pas trop son attention. Par contre nous faisons  une halte dans une cave près de Lézignan Corbière. En tout bon vendéenn qui se respecte nous avons acheté là un « cubi » de bons vins de 13° vieilli en fût de chêne. Il  me dit qu’il a  l’intention de le conserver et de le mettre en bouteille en arrivant à la maison. Puis en reprenant la route comme  il est  midi heure du déjeuner,  je décide d’aller en bordure de mer pique niquer près des plages.

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Des en arrivant sur le parking de Port Barcarès,  j’aperçois échoué dans le sable, une silhouette familière. C’est celle d’un bateau qui m’a amené  autrefois durant huit jours en croisière pour me rendre au Liban. Cette rencontre m’émeut et m’étonne. Revoir ainsi le Lydia, ce vieux navire grec qui m’a offert il y a 15 ans ma première grande croisière en Méditerranée.

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Que de souvenirs à raconter ici  à mon père. Je suis  heureux  ce jour qu’il  m’accompagne  sur ce vieux bateau échoué volontairement  dans les sables.  Il est devenu une boîte de nuit. Je me souviens alors de ce dortoir dans la soute avec les tonnes de sacs odorants au bout des couchettes étroites et superposées. De la Il m’accompagne  sur le pont ou une autre  surprise m’attend.

 lydia01m.jpg  Un couple de retraités vient me saluer. Comme souvent je suis un peu ennuyé sur le coup, car je ne les reconnais pas. Ma clientèle se situe  pratiquement dans tout l’hexagone. C’est en écoutant l’accent de ces personnes, que je peux les situer géographiquement  et enfin  les reconnaître. Ce sont deux habitants de Limoges qui sont venus visiter le Roussillon.  Ils me font remarquer avec justesse, que c’est la deuxième fois que nous nous rencontrons par hasard et chaque fois  à des centaines de kilomètres de Limoges. Ce qui est tout à fait étonnant. Par la suite il m’arrivera également de faire ainsi des rencontres  tout à fait insolites. Ne dit-on pas souvent que le Monde est petit, j’ai eu maintes fois l’occasion de le vérifie

limoges 6..Limousin Brive et nationale 20 en 1970-1980.

Posté : 12 juillet, 2009 @ 5:50 dans Non classé | 1 commentaire »

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À chaque retour de vacances, le père Beaufreton, le  patron de la librairie ou je travaille à Nantes, m’offre un cadeau souvenir. C’est une bouteille carrée qui contient de la liqueur de noix. La bouteille très jolie  et  quand elle est vide mon épouse la transforme en un joli pied de lampe. Quelques années plus tard alors que je voyage pour mon travail, dans  les trois quarts de la France pour les éditions Paul Montel, je découvre la provenance de cette bouteille, aux formes esthétiques. C’est en pensant en Corrèze  près de Brive. C’est une excellente liqueur de noix. 

Parti de Nantes pour rejoindre Toulouse par Poitiers, Limoges, Brive, Cahors et Montauban, je découvre là un autre itinéraire très bien adapté à mon travail de représentation. Pas de très long parcours d’une seule traite, une ville moyenne tous les 100 kms  environ à visiter, m’assure un travail régulier pour la vente des livres.

brive05m.jpgÀ cette époque l’autoroute n’existe pas c’est par la nationale 20 que je que je circule. Bien évidemment c’est le soir que les plus grandes portions d’itinéraires sont avalées. La nationale est très accidentée et je me souviens parfois de l’ambiance d’autrefois la nuit tombée au volant du fourgon. 

Les tournants se succèdent parfois en épingles à cheveux.  Je suis aussi parfois un camion qui escalade comme un escargot le serpentin de cette route interminable. Pour compléter le tableau étrange de cet itinéraire, j’écoute très souvent à la radio une émission policière de l’époque sur France Inter grande onde. Cette émission s’appelle : « les maîtres du mystère. » Elle est passionnante, surtout à écouter dans le noir sur cette route tortueuse, pleine d’imprévu. J’arrive dans les tournants de Donzenac. J’ai hâte de déboucher dans le bassin de Brive et de m’arrêter, comme se termine aussi l’émission policière à la radio.

brive03m.jpgJe suis reçu dans cette ville de Brive par un photographe monsieur Bruni. Il m’a demandé de passer le visiter à son studio, lors d’une exposition à Paris pour me convaincre il m’a annoncé : « vous savez à  Brive on y mange bien ». Je suis sur que c’est vrai. 

Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que je pique-nique plus souvent que je ne vais  au restaurant.  C’est ainsi pour cela que ce jour là, je rejoins le bord de la Corrèze, la rivière qui passe à Brive. Sur l’espace vert d’une belle pelouse ombragée je suis en compagnie de pêcheurs à la ligne.

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 Prés de moi un papy septuagénaire  a l’air  tout à coup de s’agiter. Il  se lève brusquement de son tabouret de pêcheur  et le voila  qui semble même s’écrouler  au sur l’herbe en criant comme dans un souffle : « Mon Dieu mon Dieu. » 

Je pense  qu’il un malaise. Je me précipite pour lui porter secours. Je pense que c’est sans doute  une crise cardiaque, quand il se retrouve par terre. Mais non ce n’est  cela heureusement.  Seule émotion une émotion très forte a pu provoquer cette montée d’adrénaline. Je le vois qui se relève. Il bondit sur son épuisette et sort de l’eau  une belle carpe d’au moins de 10 livres. C’est l’explication de ce grand choc émotif : pour lui c’est la carpe  du siècle. C’est incroyable, inimaginable … peu à peu je vois le tremblement de son corps disparaitre  et son visage peu à peu se détendre. Il se remet d’une si grande émotion.

collonges02m.jpgPassé cet incident je suis très bien reçu à Brive. Cette ville m’a toujours laissé un très bon souvenir pendant que les 15 années aux éditions Paul Montel. Elle restera aussi  toujours une étape agréable entre Nantes et Toulouse, dans les années à venir aux éditions LTA. 

limoges 5: le nord du Limousin.

Posté : 5 juillet, 2009 @ 7:31 dans Non classé | Pas de commentaires »

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 En provenance d’Angoulême je viens de passer près du château de La Rochefoucauld qui me rappelle tant de souvenirs.  Je visite habituellement deux clients, en rejoignant Limoges. L’un se situe à Chasseneuil et l’autre à Roumazières. 

 Aujourd’hui me revient en mémoire le souvenir d’un ancien du collège de saint Paul  à Angoulême, c’est mon ami Bernard. Le jeudi nous sortions ensemble sur nos bicyclettes dans la campagne charentaise. À l’époque en 1957 ce sont  80 kms,  que nous parcourrions en trois heures d’un après-midi du jeudi, jour de congé  du collège. 

Bernard m’accompagne ce jour là. Plus vif que moi,  il est plutôt sportif, mais son sport préféré différent du mien est le football.

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Au départ d’Angoulême je lui assure que  je ne connais pas très bien toutes les petites routes. Mais  ce n’est pas  un problème,  peu importe que l’on se trompe, pourvu que ça roule. Ce jour là pour rejoindre  La Rochefoucauld, Chasseneuil  et enfin Confolens,  le but de notre périple, je décide de l’entraîner par de nombreuses petites routes où la circulation automobile est pratiquement nulle.  Je sais qu’il se croit supérieur à moi  sur la connaissance du pays. Il se targue un peu vite d’être très connaisseur . 

Ne suis-je pas vendéen et il lui charentais de naissance ?

 Habitant en plus Confolens  qu’il  situe en limousin. Bref  j’avoue ma méconnaissance de ces petites routes de campagne que je parcours cependant tous les jeudis, alors qu’il me dit de le suivre.

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Mine de rien je vais lui jouer un peti tour. Je l’entraîne par Champniers, Brie, je contourne avec lui la forêt de la Braconne, ancienne base militaire. je lui demande si c’est la bonne route…. Puis je sens qu’il hésite, mais affirme qu’il connaît parfaitement bien la route:

 «  Ainsi, ces cheminées d’usines que nous apercevons alors par-dessus la colline à quelques kilomètres de là  sont bien selon lui,  celles de la tuilerie de Roumazières. Comment ne pourrai-je  pas les reconnaître?. Elle sont  près de chez moi me dit-il » 

En fait quand nous arrivons tout près qu’elle n’est pas sa surprise  de nou voir arriver près de la fonderie de Ruelle. Nous avions bel et bien tourné  en rond. Nous avions rejoint notre point de départ. 

 Je me mets alors à sourire du bon tour que je viens de lui jouer. Je constate sa mine déconfite de mauvais joueur.  Je peux vous assurer que je ne l’ai plus beaucoup entendu sur  le restant de la route vers l’Angoulême.  Mon guide infaillible a du se sentir tout à coup blessé dans son honneur d’enfant du pays.

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Ce sont ces souvenirs qui trottent dans ma Mémoire alors que j’arrive dans le pays natal de Raymond Poulidor,  à Saint-Léonard de Noblat. Il est toujours resté pour moi une idole du cyclisme . Et c’est 20 ans plus tard que je retrouve ce petit pays du limousin.

  Un client important de Limoges, le dépôt Hachette de l’époque m’indique  que son homologue de Clermont-Ferrand désire  mon passage. 

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 C’est pour cette raison que je prends la direction d’Aubusson pour rejoindre ensuite Clermont-Ferrand. Mais je vous parlerai de  la Creuse que j’ai visitée plus à fond, mais en tant que représentant voyageur du livre d’activités manuelles. 

 

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