G.Charpentier VRP MONTEL

voyages d’un VRP dans toute la France

Vendée 1 La Roche sur Yon , Les Sables d’Olonne, Saint Gilles Croix de vie

Classé dans : Non classé — 9 juillet, 2007 @ 18:01

vende3mod.jpgVendée : La Roche sur Yon, Les Sables d’Olonne, Saint Gilles et sa région.

La Vendée est le département qui m’a vu naitre. C’est donc avec un peu de  chauvinisme que je vais en parler. Que le lecteur veuille bien me le pardonner.

Parti de Nantes la grande  ville où j’habite en cette année 1970, je rejoins par la départementale 937, la Roche sur Yon. Il fait un léger brouillard en ce mois de Novembre.  Le temps triste et gris m’invite à la nostalgie et à évoquer mes souvenirs de prime jeunesse en Vendée.  J’arrive à Belleville, il ne me reste plus qu’une dizaine de kilomètres avant d’arriver au but de mon voyage d’affaire. La première visite de mes futurs clients à la Roche sur Yon qui compte un peu plus de 40 milles habitants en ces années.  

J’arrive à l’entrée de la Roche sur Yon. Sur la droite.  Je revois avec nostalgie le petit stade avec sa piste cendrée bordée d’une haie basse,  ou j’ai passé avec succès et (un coup de pouce de triche) un petit examen  sportif  pour la préparation militaire. Le prof de première qui était en même  temps prof de sport pour la circonstance, nous avait accompagnés pour nous présenter à l’examen de préparation militaire. Il était indispensable pour obtenir un sursis d’incorporation en raison des études. Ce qui me faisait peur c’était le deux milles mètres. Je n’avais pas de souffle et je m’effondrais habituellement au bout de mille mètres. Je devais faire quatre tours de piste pour accomplir cette épreuve. Ce jour là, je devais absolument réussir. Au bout de milles mètres, deux tours  ou j’avais donné le meilleur de mon souffle, je m’effondrai derrière la petite haie et je restai  là étendu près de la haie à récupérer. Les examinateurs étaient à l’autre bout du stade à surveiller les chronos. Les premiers concurrents  en cour de  dernier tour, passèrent à ma hauteur. J’eus idée alors de reprendre la course en les suivant tant bien que mal. Une dizaine de concurrents me suivaient. Je fus le dixième à franchir la ligne d’arriver. Et l’examinateur de conclure après les cinq premiers tous « les autres seront crédité du même temps. »  Je courus vers mon prof  habituellement très scrupuleux, qui  avait bien découvert mon manège. À mon grand étonnement il m’ordonna de me taire. Je fus ainsi reçu a mon examen, je ne me sentais pas du tout coupable, mon prof m’avait largement absout.

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Par la route de Nantes encore maintenant, j’arrive à la grande place centrale de la ville : la Place Napoléon. Napoléon a créé de toute pièce cette ville ou les rues sont rectilignes et se croisent tous les 150 mètres, à angle droit. Elle me fait penser parfois à Dax: ces villes avec leurs maisons basses aux toits de tuiles rouges. Une grande  statue équestre en bronze qui trône au milieu de la place,  rappelle à chacun qu’avant de s’appeler la Roche sur Yon, la ville se prénommait Napoléon Vendée. Bref en 1955  j’arrivais en compagnie des 11 copains  de ma classe de première  passé au lycée le bac de français. Nous étions partis de Chavagnes en Paillers distant de 25 kilomètres à vélos  et nous arrivions sur la place de la capitale de la Vendée. Cette année là, bien que futurs bacheliers, nous n’avions pas volé  le saint Esprit.  Nous avons fait  le tour de la place en tournant à gauche. La seule réponse que nous avons trouvée alors à lancer aux passants ébahis qui nous criaient : « Sens interdit »: c’était de répondre en chœurs   : «Nous sommes de Chavagnes ! ». Ce n’était qu’une boutade de collégien, car nous n’avions pas l’idée d’assimiler les habitants de Chavagnes aux « plouks » que nous étions.

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Que de souvenirs dans cette ville  en 1955 ! Mais en cette année 1970, la ville avait bien grandi. Je ne pensais pas faire une recette miracle de commandes, pourtant je ne fus pas déçu de l’accueil chaleureux des vendéens. Les Yonnais furent à la hauteur de mes espérances. Il en fut de même pour les Sablais dans la ville des Sables d’Olonne et sur  la côte jusqu’à saint Gilles Croix de vie qui nous intéresse aujourd’hui. Les souvenirs de moniteurs de colonie de vacances à Saint Martin de Brem ou à Saint Nicolas de Brem ne manquent pas aussi. je revois toujours avec plaisir ce coin alors sauvage de la ferme de la Normandelière. Située à Brétignoles sur mer, cette ferme était le lieu d’élection de mes parents quand ils venaient me voir comme moniteur à  la colo des Hirondelles, dans le pays de Brem, au  bord de la mer. La ferme était abritée des vents de l’Océans par  des arbres. Des poules en liberté couraient jusqu’à la dune. Le  tas de paille se dressait  en bordure de plage . Tout cela formait  un endroit de rêve pour moi fils d’agriculteur en ces années 1957.

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 La plage n’était pas très grande mais des petits rochers quand la mer se retirait, abritaient des  coquillages ou des petits crabes; bref de quoi amuser les enfants à la pêche. Pendant ce temps la,  mon père en bon agriculteur après le pique nique rejoignait le tas de paille   pour y  faire une bonne  sieste, comme à la ferme  à 60 kms de là dans le bocage vendéen. Les touristes n’étaient pas nombreux et la nature gardait encore  tous ses droits.

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En 1970,  j’avais rencontré à Paris un brave photographe qui avait su garder ses bonnes habitudes de vendéens. Malgré son âge, il travaillait toujours au grand labo qu’il avait installé dans le bocage à Aizenay. Il tenait en saison un petit magasin en bordure de plage à Brétignoles, près de Saint Gilles. C’est là à Paris, lors d’un salon à la porte de Versailles à Paris qu’il m’avait demandé de passer le voir en bordure de mer. Il m’avait dit alors : « Vous ne viendrez pas pour rien. »  Saint Gilles tout prés de là, est une des plages préférées des Nantais. Situé à moins de  cents kilomètres, je décidai donc de me rendre à Saint Gilles et à Brétignoles,  en allant aux Sables d’Olonne. J’arrivai le matin vers dix heures chez mon nouveau client , en me disant que je n’en avais que pour une petite demi-heure et que je pourrais ensuite visiter pendant le reste de la journée tous les clients des Sables.

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 Le père Hugues m’attendait au fond de son magasin. Il m’offrit d’entrée un verre de l’amitié à son petit bar typiquement vendéen, dans l’arrière boutique. J’avais fait sa connaissance, il y a très longtemps, quand j’étais moniteur à la colo de saint Nicolas de Brem. Il avait un laboratoire de développement des photos et même de films à  Aizenay , à une trentaine de kilomètres, dans le bocage. C’est là, il y a dix ans,  qu’il m’avait expliqué les techniques de développement en laboratoire. C’est donc en ami que je venais lui rendre visite , plutôt qu’en VRP. C’est pour cela qu’il m’invita à déjeuner dans son arrière boutique. Après le repas ce fut la sieste pour lui et il m’invita à rejoindre la plage en attendant 16 heures. Je me dis qu’au fond, je pouvais flâner pour une fois et profiter du soleil vendéen. Après le département du Var, c’est en Vendée le département le plus ensoleillé, foi de météorologue. Bref  je ne boudais pas non plus de retrouver la plage de mon adolescence. 

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 A 16 heures je retourne à la boutique. Je retrouve le père Hugues devant son téléviseur. Il  m’invite à s’asseoir à côté de lui. Pour rien au monde il n’aurait manqué l’arrivé de Tabarly à Saint Barthélémy aux Antilles. Il venait de gagner la course. Il m’a bien fallu arroser à la vendéenne le succès de ce grand navigateur. Ce n’était pas non plus de l’eau mais du bon « franc blanc »  de la région de Brem. Situé au nord de la région de Mareuil bien connue  par son très bon cru,  ce petit blanc des sables qui  se laisse bien boire.

A 17 heures le père Hugues rouvrit sa boutique. Les premiers vacanciers qui remontaient de la plage apportaient leurs pellicules à développer. Certains reprenaient des photos développées. Le professionnel qu’il était leur donnait quelques conseils de prise de vue. J’en profitai moi aussi pour montrer l’intérêt de la lecture des livres des éditions Montel que je vendais,  pour réussir  de belles photos. En somme, je faisais une démonstration imprévue.

Il était maintenant près de 20 heures. Il n’était pas question de reprendre la route sans passer par l’arrière boutique pour mettre au point une belle commande pour la saison qui commençait .Evidemment, je ne pouvais pas comme VRP ? , accomplir toutes mes journées de cette façon. Mais ce fut  pour moi une journée  agréable et mémorable. Les commandes qui suivirent furent aussi assez conséquentes. 

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En traversant la forêt d’Olonne, en direction de la ville des Sables d’Olonne, je pensais aux nombreuses parties de jeux de piste dans cette grande forêt qui débouche sur des plages sauvages. La Vendée possède de nombreuses plages et la semaine prochaine nous irons à Saint Jean de Monts ou à Notre Dame de Monts. Que les vacanciers de Juillet 2007 se rassurent,  le temps de la deuxième partie de Juillet sera meilleure. Le soleil va revenir. …

 A la semaine prochaine en Vendée, si vous le voulez bien.

Un commentaire »

  1. Catherine dit :

    Bonjour,

    Elle est où la suite ?

    Catherine

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