G.Charpentier VRP MONTEL

voyages d’un VRP dans toute la France

Bordeaux 6 Arcachon la côte

Classé dans : Non classé — 24 juin, 2007 @ 18:02

arcachon01.jpgCopine, ma chienne noire qui m’accompagne dans tous mes voyages depuis des années, vient de se lever du siège du passager. Elle sent l’odeur de la mer. Par la vitre de la portière des étendues  d’eau et des marais, ont succédé à la forêt de pins et aux dunes. Ce paysage lui rappelle sans soute le lieu ou je l’ai recueilli dans un camping, là bas près de Sète, alors que l’on allait l’embarquer dans la fourrière vers Béziers. Depuis ce jour, j’ai toujours pensé que le bord de  mer pour elle était un lieu privilégié ou l’on faisait des promenades. Ou l’on jouait à la balle. Avant d’entreprendre de longues courses sur des grandes plages.

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Pour moi aussi le maitre, le fait d’arriver au bord de la mer était synonyme de détente même dans le travail. Le premier client que je rencontrai à Arcachon était photographe en bordure de la plage. Il était toujours de bonne humeur M Mouls  et ne manquait pas d’humour. Que de bons moments j’ai passé chez cet ancien élève de mon directeur P. Montel. Il avait reçu un solide enseignement technique à l’Ecole nationale de Photographie qui se situait à l’époque  rue de Vaugirard à Paris.  Je ne l’imagine pas du tout comme un élève calme, mais plutôt comme un bon vivant qui aime bien faire des blagues.

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Il n’y avait pas une heure que j’étais en visite chez les clients d’Arcachon quand je revins, ce jour là vers le fourgon. J’étais garé tout à fait légalement, après avoir pris soin d’alimenter le parcmètre pour deux heures. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur le pare-brise une contravention. Je la glissai dans mon portefeuille en pestant contre ces maudits agents contractuels. Je me demandais bien ou j’allais trouver le commissariat pour déposer ma réclamation. Comme j’étais stationné  juste en face de chez mon client M Mouls, je rentrai dans son magasin. Il était occupé avec un client et quand il me vit entrer, il  me lança un sourire. Je crus que c’était par politesse et que je devais comme de coutume patienter.

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Une dame de couleur entra et lui demanda ou se trouvait la pharmacie. « Au bout de la rue à l’ouest lui répondit-il ». Ne faisant sans doute pas très attention la cliente le remercia et sortit. Sur le seuil du magasin elle se ravisa. L’ouest en bordure de l’Océan c’est vers la mer. Elle se dit alors que le renseignement était faux. Elle revint au magasin et avoua qu’elle avait pas bien entendu ou bien compris le renseignement. C’est alors que mon client lui montra le plan d’Arcachon.  Ce qu’elle croyait être la mer n’était que le Bassin, situé au Nord. Bref ce ne fut pas très simple comme explication, mais tout à fait digne du photographe que je connaissais bien.

J’attendais pour demander à mon tour le renseignement sur le lieu du commissariat et je m’attendais un peu à une réponse dans ce genre. Voulant blaguer à mon tour je lui demandai alors en lui montrant la contravention trouvée sur le pare-brise : « Pour aller réclamer dois-je aller à l’Ouest ou à L’Est ? ». Je fus stupéfait de le voir prendre la contravention et me dire : « Ne vous inquiétez pas, ce sera pour moi ». « Ah bon lui dis-je vous faites sauter les contraventions, c’est bon à savoir pour la prochaine fois. »  Il me répondit  en riant de bon cœur ; « Vous n’avez pas lu la contravention, elle ne vous est pas adressé c’est une vielle que j’ai attrapée l’autre jour et que j’ai mis sur votre pare-brise  pour vous faire peur. Je savais  bien que vous alliez revenir. »

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C’est toujours avec plaisir que je revenais lui rendre visite à Arcachon juste avant la saison. Evidement le soir je rejoignais le camping au pied de la grande dune du Pyla. Je prenais plaisir à l’escalader. A l’époque c’était possible le soir après une longue journée de Juin ou de début Juillet. Copine prenait plaisir à l’escalader elle aussi, et ce n’était pas facile pour elle.

Entre ces passages à Arcachon, mon fidèle client Mouls m’envoyait des commandes sur des bons spéciaux, bien à lui qu’il me fallait  interpréter. Les titres des livres étaient tout déformés d’une façon humoristique, ainsi : la pratique du super huit devenait le superbe huit ; la macro photo devenait les maquereaux photos ou encore le photographe amateur devenait le pornographe armateur, le Pentax devenait le Tempax. Bref, si je voulais que l’on prenne au sérieux sa commande à Paris, j’étais obligé de la traduire. De toute façon, j’étais content de recevoir de belles commandes uniques en  genre humoristique.

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J’arrivai  un jour en avance et je me rendis devant sa vitrine ou il y avait des badauds. Je compris très vite ce qui se passait  un petit haut parleur  diffusait en boucle une visite guidé sonore de la vitrine. « Sur votre gauche vous pouvez admirer un appareil Leica : pas cher pour de belles photos en vacances. Au  centre un petit livre précieux, vous guidera sur la manière la plus adéquate de réaliser de bons films, la pratique du super huit des éditions Paul Montel, etc. …..»  Je trouvai l’idée formidable. Je me demandais parfois, jusqu’ou pouvait aller son imagination.

Un autre camping que je fréquentais  aussi se trouvait à Biganos, à l’entrée du Bassin. Je le trouvais pratique pour rentrer sur Bordeaux  ou pour reprendre la route de la forêt en direction du Médoc et de la pointe de Grave. Que de fois j’ai profité le soir de ces immenses plages de la Côte d’Argent : à Lacanau, Hourtin, Montalivet, Soulac. Toutes ces immensités de sable fin  enchantaient Copine et son maitre. Quelquefois, il fallait se dépêcher pour prendre le bac à la Pointe de Grave pour se rendre à Royan.

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Je revenais un jour d’Arcachon pour mon travail. Mon épouse m’accompagnait dans le fourgon. Une file assez conséquente de voitures attendaient  pour monter sur le bac. Nous suivions une vielle deux chevaux qui n’avançait pas.  Quatre jeunes genre « soixante-huitard » la poussaient moteur coupé. Mon épouse à mes côtés,  s’impatientait : « ils vont nous faire manquer le bac, regarde les passerelles sur le côté du bac  commence à remonter. » bref je me dis qu’il fallait faire quelque choses avant que ces rigollots nous fassent vraiment manquer le passage. Je décidai de les doubler. Une avalanche d’injures se mit à pleuvoir de tous les côtés. Qu’avions nous  fait : « Evidemment des 75 ? Des pourris de parigots qui ne veulent pas faire comme tout le monde. Un attroupement de gens qui n’avaient rien vu passèrent à l’attaque du pauvre fourgon. Finalement excédé, la voiture qui nous suivait nous doubla à son tour. Ce qui eut pour avantage de transporter les injures et les menaces sur notre voisin imprudent.  Profitant de l’occasion, laissant là la mêlée,  nous avons rejoint au plus vite le bac qui relevait sa dernière passerelle. Ouf ! Nous avions passé le bac.

Heureusement ce ne fut là qu’une exception, en raison de l’affluence des retours de vacances. J’ai repris ce bac très souvent et je vous propose de le reprendre la prochaine fois pour rejoindre les Landes sans passer par Bordeaux. 

Un commentaire »

  1. mahmoud dit :

    c super!!!!!

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