Suite de mes voyages de VRP Montel 2010.

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 Présentation nouvelle  2010. Mardi  12 janvier 2010. Pendant un peu plus d’un an, en 2008, je n’ai pas pu gérer  CE BLOG DE VRP MONTEL commencé fin 2006 . Veuillez m’excuser. J’ai cependant abordé, pour le remplacer, la suite des voyages sur un autre blog : VOYAGEUR DU LIVRE D’ACTIVITES  MANUELLES, qui correspond en grande partie à la suite de mes voyages  en activités professionnelles. Actuellement, ces deux blogs sont mené simultanément, suivant l'époque :

 De 1969 à 1985 = VRP MONTEL.

De 1985 à 2001= Voyageur d'activités manuelles.

 Cela correspond à mon changement de maison d’édition.  

Si vous voulez suivre toutes mes pérégrinations  en France, ou  du blog VRP Montel, allez cliquer sur le lien gplcharpentier  dans la colonne de droite  vous pourrez ainsi continuer à suivre toutes mes aventures commerciales ou autre dans d’autres régions  de France.

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En ce début 2010, je vais à la demande de certains lecteurs, revenir sur ma région d’origine des Pays de Loire ou je suis passé trop rapidement au début de ce Blog en fin 2006 ou début  2007.                  Merci à vous tous mes amis qui  me rejoignez  fidèlement presque chaque semaine.    

             Merci également à l’hébergeur du blog qui a doublé au  début 2009 la capacité du blog. 

Bonne année 2010  à tous. Bonne lecture.   

Publié dans : Non classé |le 14 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

Pays de Loire 2 : St Nazaire, La Baule, Pornichet.

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Pays de Loire 2: Nantes Saint Nazaire La Baule. 

En ces débuts de mon travail de VRP, je ne peux pas me permettre de grandes distances. Je n'ai qu'une vieille quatre chevaux Renault qui est âgés de 25 ans. Elle consomme à peu près 1 litre d'huile aux 100 km. Mais pour visiter le département de  la Loire-Atlantique elle me rend de grands services.

stnaz04.jpg Le garage de mes beaux-parents devient plus encombré par les nombreux cartons plein de livres. C'est à peine si l'on peut y entrer. Il faut commencer à penser à un local plus grand.  C'est au fond du jardin que se construit une petite réserve de livres à la place du poulailler du grand père autrefois.  Mon épouse m'assure de sa collaboration pour tenir la comptabilité, rédiger le courrier, gérer les états du stock. Car ces livres  laissés sur place n'assurent la fidélité de la clientèle: cette précieuse proximité pour les revendeurs qui ne sont plus obligés de stocker dans cette région de l'Ouest, un peu éloigné de Paris. 

C'est ainsi que dès la deuxième semaine de travail, je me rends à Saint-Nazaire à la Baule et à Pornichet, pour prospecter.

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Saint-Nazaire est la deuxième ville du département de la Loire-Atlantique. Elle est entièrement reconstruite. Car elle a été bombardée pendant la guerre par les Américains. En effet dans cette ville il y a une base sous-marine construite par les Allemands. C’était un point stratégique important pour les occupants, sur la façade Atlantique.

nantes08.jpg  Je me rends dans trois ou quatre magasins, dès ce premier jour et je suis heureux de récolter quatre commandes. Je suis alors gonflé à bloc. Ma formule de dépôt régional semble plaire. 

 Chez le premier photographe près de l'hôtel de ville j'admire une énorme photo du paquebot France qui occupe tout un mur, à l'intérieur du magasin. Ce photographe l'a réalisé il y a quelques années. Je pense que cette jolie image du navire, a dû faire déjà le tour du monde. Je rends visite à un autre photographe dans le centre-ville qui est spécialisé dans la revente de matériel. Je me rends  également dans  deux ou trois librairies. puis je pars vers la Baule par la route du bord de mer.

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  Un photographe nantais m'a donné rendez-vous dans son magasin d'été. Je longe la plus belle plage d'Europe. Les pins ont disparu du front de mer pour laisser place à de nombreuses villas luxueuses cachées parfois derrière des immeubles très modernes.

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 Il est bien loin le temps où les bois  de pins rejoignaient  la plage et  la mer.

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Je me rends près de la gare à La Baule.  je rencontre là le photographe de mon rendez-vous.  Il possède deux magasins, le premier pour toute l'année à Nantes et le second  ouvert en saison ici, à la Baule. C'est là me dit-il qu'il compte vendre le plus de mes  livres durant l'été. Il vient aussi de temps en temps comme cette année, faire un tour à La Baule.

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 Je suis déçu de cette visite. Il veut me “saper” un peu le moral, dès ce premier contact.  - “Vous allez devoir, me dit-il, au moins parcourir tout l'ouest de la France pour distribuer que  20  titres de cette maison. Ce ne sera pas rentable. Avec cela il faut compter sur les groupements d'achats que vous avez que vous allez devoir convaincre. Ce ne sera pas facile vous allez voir mon collègue de l'UPF, à Brest. Il est également le responsable du syndicat de l'union des photographes du Finistère. Il ne se laissera pas faire facilement pour accepter de prendre vos livres.” Je ne me décourage pas en entendant ces paroles. Je veux à tout prix réussir. Je me dis que plus que  jamais, je dois respecter la ferme résolution que j'ai prise en lisant le livre qui me motive. 

-” La vente commence quand le client dit non.”

Publié dans : Non classé |le 24 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

les Pays de Loire 1: Nantes 1

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Pays de Loire .1 : Nantes 1 premières visites.

Les premières pages de ce blog de VRP Montel, évoquent le récit du stage  à Paris et de l'entretien d’embauche. Mais je  décris trop rapidement mes débuts de représentant à Nantes. C'est pourtant la ville ou j'habite et c'est là aussi que j'ai fourbi  mes premières armes commerciales.

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La ville de Nantes en cette fin d'année 1968 n'a pas le visage de la ville actuelle. La Tour de Bretagne n'est pas encore construite. Le tramway qui va transformer les habitudes de mes compatriotes nantais, n'est pas encore sur les rails. Je vais travailler tous les jours, au magasin, en utilisant un vélo. Cette librairie se situe dans le passage Pommeraye. Lieu mythique de Nantes, avec sa verrière et ses escaliers en bois.

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Je suis en même temps, étudiant  à la faculté de lettres de Nantes, dans l'espoir d'entrer dans l'enseignement.  J’ai trouvé ce job à la librairie en pensant naïvement que la vente des livres me procurerait du temps libre et surtout la facilité de pouvoir travailler avec tous  les livres sous la main.

 Mais hélas justement, je me suis vite aperçu des difficultés à mener de front, ce travail de vendeur, surtout en assurant la vente et la responsabilité du rayon Universitaire, mathématiques supérieures, science, psychologie, pédagogie, etc.

 En absence de clientèle, c'est le déballage, la  fabrication des fiches, les commandes d'ouvrages manquants,  la réception en des représentants et la mise en place des livres.  Les journées quelquefois ne sont  pas assez longues. Elles se prolongent très souvent après l'heure de la fermeture.

C'est alors que je reçois un jour la visite d'un représentant qui me parle avec conviction de l'amour  de son travail.

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C'est sur la place de la bourse que tout se joue pour moi en septembre 1968. Ce dernier m'invite  à la terrasse du café et c'est là qu'il ne confie son bonheur d'être VRP. Il me décrit le plaisir du changement, dans les voyages. La liberté dont il est assuré tout au long de la semaine. Du salaire qui devient vite  deux fois plus élevé. Du  plaisir du contact avec ces clients qui deviennent souvent vite des amis. En Bref, je suis tout à fait convaincu dès cet instant.

 Je mets à profit les quelques mois qui me restent pour lire certains livres de psychologie commerciale comme “la vente commence quand le client non.” qui vont m'insuffler le Feu sacré, comme je l'ai déjà dit plus haut, sur ce blog.

Après un stage de quelques jours aux éditions Paul Montel à Paris, me voilà de retour à Nantes  en ce début d'année 1969. J'attends donc le stock qui doit venir et je  prépare mes premières  visites.

Je n'ai pas reçu de listes de clients à visiter des éditions Paul Montel ou je viens d'être embauché.

Je suis convaincu  d'être le premier représentant exclusif est titulaire de cette maison ancienne fondé par Paul Montel en 1911. La direction m'a  surtout embauché  car elle compte bien sur un travail de prospection approfondi, pour dénicher de nouveaux clients.

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Les livres que je vais vendre je les connais bien.  Car je les ai  déjà bien vendus et conseillés  en librairie. J’ai l’espoir et la rage de réussir. Les premiers commerçants que je visite sont des photographes revendeurs.

 Je commence par la place royale à Nantes. Ces magasins  à l'époque vendent du matériel pour les amateurs.  Le livre est nécessaire pour parfaire les techniques de prise de vue et de laboratoire amateur.  Je suis d’emblé, très bien reçu. Ma technique est au point dès le premier jour.

Après m'être fait connaître et assurer que je tiens un dépôt de ces livres sur place, à Nantes. Les commerçants qui ne souhaitent pas alourdir leur stock, trouvent ma formule du « laissé sur place », très intéressante. Car  une commande passée à Paris met souvent huit jours pour arriver à Nantes.

 Les deux premières commandes tombent au bout de deux heures. Puis j'aborde la rue de la Fosse et  la rue Boileau. En fin de journée j'ai déjà prospecté une dizaine de photographes avec succès, avec sept commandes en poche.

J'ai laissé un peu tomber la prospection auprès des libraires car je sais que ces ouvrages sont bien représentés dans ces points de vente. Je me dis que je les verrai plus tard, pour les informer qu'ils ne peuvent désormais passer eux aussi, leurs commandes à Nantes.

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La deuxième journée est beaucoup plus difficile je fais la rencontre d'un collègue grossisse qui distribue depuis bientôt quatre ou cinq ans les livres des éditions Paul Montel. Mes craintes de la concurrence avec lui  s'estompent vite. Je constate que  je possède une arme puissante pour convaincre, « le dépôt sur place. »

Les trois mois d'essais se terminent à Pâques. Monsieur Roger Montel fait le déplacement. Le succès est au rendez-vous. Je suis assuré de continuer ce travail qui me passionne. Je reçois de nouveaux avantages de salaire et de frais remboursés en totalité. Une sympathique invitation autour d'une des meilleures tables de la région suit ce jour là. 

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 C'est autour d'un beurre blanc, au restaurant célèbre des bords de Loire “Chez Clémence” que nous inaugurons avec ma belle famille cette nouvelle collaboration.

La semaine prochaine je vous ferai  visiter la petite réserve de livres et les instruments qui m'ont servi  à lancer cette nouvelle entreprise. Mais elle n'a  pas été  possible sans   le soutient de ma famille nantaise.

Publié dans : Non classé |le 13 janvier, 2010 |Pas de Commentaires »

Auvergne 10. A Aubenas et dans le sud de l’Auvergne en hiver.

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Auvergne 10.  Aubenas …et en allant vers le sud de la région Auvergne, en hiver.

À Vichy lors de la dernière exposition, il y a sis mois, j'ai en effet promis à la famille de photographe d’Aubenas, de passer les voir. Il ne confirme sur place, qu'il faut venir les visiter, à l'avenir quand je pense à Montélimar. Avec le trajet que je viens de faire en ce début décembre dans les routes tortueuses d'Auvergne, j'ai compris que leur conseil était judicieux.

Nous évoquons ensemble les souvenirs de l'exposition de Vichy :

“Vous savez notre fils paraît grand en taille, mais il n'a que 13 ans en réalité. Ma femme et moi avons hésité en l'emmener à cette soirée striptease, réservée au plus de 16 ans. Mais je me suis dit qu'après tout il en verrait bien d'autres dans sa vie de photographe, surtout avec ce métier. En plus vous non plus vous l’êtes cru plus âgé que 13 ans. »

 Je confirme évidement. J'ai bien apprécié cette visite chaleureuse dans leur magasin. Par la suite, je suis toujours passé par Montélimar pour leur rendre visite.

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En ce début décembre des années 1975 je me rends aussi  chez un client d'Aurillac, qui a demandé mon passage. Je dois aussi aller à  Saint-Flour. Je ne connais pas très bien la région et me voilà à circuler en plein hiver, dans ces routes de montagne d'Auvergne que je ne connais pas.

La nuit tombe vite en cette saison et me voilà enfin, chez mon premier  client d'Aurillac. Même en retard dans mon voyage, Je suis très bien reçu. Il  m'attend après l’heure de fermeture. En effet dans ce genre de déplacement je prends toujours la précaution d'envoyer un avis de passages.

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Il est presque 20 heures,  quand je sors de ce magasin. Je rejoins mon fourgon ou j'ai décidé de diner et  de passer la nuit. Mais il fait très froid. Je n'ai pas prévu une telle  chute des températures. Les flocons de neige tourbillonnent comme des mouches. Je pense qu'il est inutile et pas très prudent  de reprendre la route, ce soir.  J’ai trouvé une petite place de stationnement, près d'un mur, à l'abri du vent. J'ai allumé  mon chauffage au gaz et je sors mon duvet de haute montagne sur ma couchette. Par la vitre j'aperçois plus malheureux que moi.  Ce sont deux hommes qui viennent se réfugier dans l petit local éclairé près de mon fourgon. On dirait des toilettes. La nuit s'annonce très  froide.

 Le lendemain matin la route semble dégagée, mais il fait toujours aussi froid. Je reprends prudemment  la route vers Saint-Flour. Par chance, Elle est dégagée

 La semaine prochaine c'est dans  une autre région que je  vais sillonner les routes. Si vous le voulez bien, vous pourrez m'accompagner dans le Périgord pour d'autres aventures de voyage.

Publié dans : Non classé |le 27 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 9. deuxième expo à Vichy: la soirèe qui suit

vichy05.jpg Auvergne 9. Après une journée d’exposition.

A chaque exposition organisée par le syndicat des photographes des différentes régions de France, de 1970 à  1985, une fête vient souvent clôturer les la fin de cette réunion. A Royan, dans le sud-ouest, par exemple, c'est une traversée de la Gironde sur le bac qui aboutit dans les  caves  de château Margaux par exemple. À saint Émilion, la grande fête se déroule également dans une cave. La Jurade  intronise les plus gros clients photographes choisis par  les  fournisseurs importants. De petits cadeaux sont distribués à chaque participant, par exemple j’ai hérité un jour d’un taste-vin.

À Vichy c'est une soirée surprise qui nous attend. Je me rends dans le centre-ville en suivant l'Allier, car je reviens du camping qui se trouve de l’autre côté,  à Bellerive. Je suis content de me rendre à cette fête, mais le seul grain de sable pour moi : c'est que je n'ai pas reçu d'invitation. Mon ami breton du stand voisin avec lequel j'ai fraternisé durant la journée, m'a donné rendez-vous à une adresse, au centre de Vichy à 20heures 30.  J'arrive devant une salle qui ressemble à un hôtel. C'est là que doit avoir lieu ce fameux rassemblement si mystérieux.

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Mon collègue est bien au rendez-vous. Je lui  fais part de mon inquiétude pour rentrer dans cette assemblée festive. Car J'aperçois auprès de la porte, des vigiles sans doute, qui inspectent  les cartes d'invitations et filtrent les entrées.

“Ne  t'inquiète pas dit -il,  c'est l'entreprise ou je travaille qui participe à l'organisation. J'attends mon directeur que tu as aperçu au salon. Il te connait.  Nous allons entrer avec lui et il n'y aura pas de problème.”

J'entre dans une grande salle aménagée. C'est une pièce sombre décorée de tentures rouges et noires. De petites tables, réparties dans toute cette salle, sont garnies de verres et de petits plats remplis de petits fours. Mon ami suit son directeur près d’une de ces tables. Je reste seul planté au fond de cette grande pièce, qui peut contenir une centaine de personnes. Une scène est cachée de grands rideaux rouges est située devant les tables. J'en déduis que je vais assister à un spectacle. J'ai pourtant l'impression d'entrer dans une boîte de nuit avec cette lumière tamisée. Je reste un long moment debout seul au fond de la salle. Je  n'ai pas de place attribuée, car je n'ai pas de carton, comme mes collègues. vichy15.jpg

  J’observe les gens qui arrivent par  petits groupes. Peu à peu je reconnais les nouveaux entrants. Il y a beaucoup de mes collègues exposants qui me saluent. Mais il y a surtout la plupart de mes gros clients de la région Rhône Alpes et Bourgogne. J'aperçois  même juste devant la scène, mon patron parisien en grande conversations avec ses amis présidents régionaux. Il a sans doute oublié  « son petit cadre moyen », comme il me présente parfois. Soyons optimiste, je suis encore considéré comme moyen ! , je pourrais être plus petit !

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Quand tout le monde a pris place, je rejoins le fond de la salle. A une table il reste une place. Par chance,  quelqu’un n’est peut-être pas venu.  Je m'installe près d'un couple de photographes, d'une quarantaine d'années, accompagné d'un grand garçon. D'emblée je sympathise avec cette famille. Ce sont des gens  d'Aubenas en Ardèche que je ne connais pas. Évidemment comme je parcours surtout les grandes villes de l'hexagone et je ne vais pas, jusque chez  eux,  en Ardèche. vichy16.jpg   vichy13.jpg

 

“Allez quand vous passerez à Montélimar, faites un petit crochet  pour  venir nous voir dans notre petite ville. Vous nous apporterez des livres. Nous devrions  bien en vendre chez nous en Ardèche. Il y a une demande parfois” 

Autour des tables  tout le monde parle en même temps. Sur la scène le patron d'une de ces grosses maisons de fournisseurs remercie tous ces clients qui sont venus pour la fête ce soir. Suivent ensuite les différents bla-bla-bla habituels de toutes ces maisons d'exposants du salon et  de certains participants. Je commence à trouver le temps long. Des bouchons de champagne sautent  tout autour de notre table. Les esprits commencent à s’échauffer. Voilà tout à coup des voix s'élèvent .Des joyeux drilles entonne en braillant:

“Elle n'a pas de culotte!”

 Je me demande bien ce qui se passe.”Le monde des photographes est toujours ainsi joyeux et enjoué pour faire la fête», affirme mon voisin de table. J’aperçois sur la scène l'épouse de l'un de mes plus gros clients de la région. Mon voisin ardéchois m’informe, car j'ignore encore tout de ce que être le fameux  clou de la soirée:

 “Il va y avoir du streap tise.»

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 Je reste pantois, ce n'ai quand même pas cette femme, épouse  de mon client qui va le faire. Heureusement je ne dis rien à ce moment là. Ma surprise prend fin  quand le rideau s'ouvre et que  j'aperçois deux professionnels du strip-tease qui assurent le spectacle, sous les sifflets qui fusent  et les cris d'une assistance surchauffée.

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Les tables disparaissent au bout d'une heure environ. L'ambiance de boîte de nuit remplace. Les gens se mettent à danser.  Je discute encore longtemps avec mes nouveaux et joyeux  amis ardéchois qui ne semblent pas être très attirés par ce genre de danse. Avant de rejoindre mon fourgon camping-car. Je les salue chaleureusement : ” Je ne manquerai pas d'aller vous voir à Aubenas. Mais ce ne sera pas avant la fin de l'année”.

Publié dans : Non classé |le 20 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 8. deuxième expo à Vichy

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Auvergne 8 : la deuxième exposition à Vichy,   Au palais des congrès de Vichy, en bordure de l'Allier, je compte bien récupérer quelques films pour mon appareil photo. J'ai la surprise de rencontrer aussi de l'autre côté un collègue de Bretagne qui tient le stand voisin. Il s'intéresse beaucoup aux livres techniques est tout heureux  de lire le photographe et de  feuilleter la revue photo cinéma. vichy03.jpg

Trois années ont passé depuis la première exposition à Vichy organisées par le syndicat des photographes de Bourgogne et d'Auvergne. Je viens de recevoir l'annonce de me rendre au prochain salon de Vichy au palais des congrès. Je ne suis pas mécontent de m'y rendre, pour revoir le jeune étudiant en médecine que j'ai rencontrée durant mes congés d'été dans les Landes. vichy11.jpgLe palais des congrès de Vichy est situé de l'autre côté de l'Allier au bord de ce qui  ressemble plutôt à un grand lac. Je m'installe au stand qui est un peu plus grand que celui de l'hôtel du centre-ville, des années précédentes. Je revois aussi mon collègue VRP. J'ai la surprise de rencontrer un jeune collègue breton. Il a fait des études supérieures, à la faculté de Rennes. Il  se prépare au journalisme. vichy08.jpg

A midi, nos deux directeurs sont partis en compagnie du président du syndicat de la région. La clientèle n'est pas très importante à cette heure là. Nous sommes donc seuls, mon jeune collègue breton et moi  à tenir les stands pendant les heures du repas. Car l'exposition est ouverte en continu. : “Je sais, me dit-il, où ils sont rendus. Je crois qu'ils sont partis déjeuner chez Troisgros Roanne. Ils peuvent bien s'offrir la meilleure table de la région.”  J'ajoute alors: ” Je pense ce qui ne sont pas prêts de revenir nous remplacer au stand si nous voulons à notre tour aller déjeuner. Il n'y a pas beaucoup de restaurants d'ouverts de ce côté de la ville de Vichy, en cette saison.” vichy09.jpg

 Quant à moi, je suis assez tranquille pour mon  déjeuner. Je me suis acheté hier chez un boucher un énorme steak de super viande charolaise. Je compte bien prendre un peu de temps pour aller déjeuner. Je vais griller le bon steak. Dans mon petit frigo, j'ai aussi une salade verte. Je compte bien ouvrir une bonne bouteille de saint Pourçain du pays. Il ne me manque que les légumes pour accompagner la viande.  A 13 heures, il n'y a presque plus de visite. Mon voisin breton commence à étaler un drap sur son étalage. Il se prépare à partir. Il me déclare: 

“Je vais aller acheter un cornet de frites, pour déjeuner sur un banc tout au bord de l'Allier.”  Je l'invite alors à partager le bon gros steak, dans mon fourgon camping car qui stationne près de la porte d'entrée de l’Expo. J'ouvre la porte de côté pour avoir une vue imprenable sur le lac et la ville de Vichy qui s'étale de l'autre côté de la rive. J'ai également posé sur la table ma bouteille de vin de Saint Pourçain, vin renommé de la région. En partageant nos victuailles, c'est un joyeux repas qui nous attend ce jour là. vichy12.jpg vichy18.jpg

Quand des années plus tard, j'ai rencontré ce jeune collègue devenu auteur et journaliste d'une grande revue, il m'évoquera avec bonheur cette journée de galère au salon de Vichy. Pas si galère que ça après tout! Quand nos patrons sont revenus de chez Troisgros de Roanne il est bien alors, largement 16:00 passées. J'entends  le directeur de mon collègue qui lui dit : 

” Allez mon cher ami, il est temps que vous alliez vous aussi déjeuner à votre tour.” Il en est de même pour moi. Nous revoilà parti en tous les deux  ensemble pour nous servir un bon café, avec ma cafetière du fourgon.  « Ce soir me dit-il es-tu invité à la soirée des exposants et du syndicat des photographes. Il ne faut pas manquer le spectacle ? » vichy14.jpgJe n'ai rien reçu. De toute façon je me considère comme invité d’office et je compte bien m’y rendre  Je me demande bien ce que peut-être ce spectacle. Après ce petit quart d'heure de détente, nous voilà de retour à nos stands pour accueillir nos clients plus nombreux en fin de soirée. J'attends, bien sûr, avec impatience, la fameuse surprise de ce soir. 

Publié dans : Non classé |le 13 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 7 Une première exposition à Vichy.

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En ce début d'automne, je suis avisé par la direction parisienne, qu’une exposition doit avoir lieu à Vichy. Je ne connais pas cette ville du bourbonnais ou je n'ai pas de clients. C’est Le syndicat des photographes de Bourgogne et d'Auvergne qui organise cette manifestation. La maison Paul Montel qui édite la revue professionnelle du syndicat des photographes, se doit d'y être représentée. 

En cette année 1975 et 1976, je visite la Bourgogne et la région lyonnaise sans pour autant visiter l'Auvergne et le bourbonnais. J'arrive donc pour la première fois dans cette ville et je découvre  la salle d'exposition, où doit se tenir cette année ce congrès. Un ami qui habite Vichy m'a déjà décrit sa ville. Je l'ai connu en vacances et j'espère le rencontrer comme prévu, à l'heure du déjeuner.

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Comme d'habitude je récupère une simple table et une seule chaise. Le président m'indique l’emplacement qui m’est réservé. Mon stand est vite installé. Ce n'est pas le cas de mon voisin d'expo, collègue représentant qui doit installer un stand assez vaste. Je me propose de l'aider. Ce n'est pas complètement désintéressé pour tous les deux. Car nous faisons parfois du troc avec des échantillons gratuits de livres contre des films pour mon appareil photo. Bref, nous nous entendons tous les deux comme des larrons en foire, sous l'œil bienveillant  de nos directeurs respectifs.

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De retour à ma table d'expo que je viens de mettre en place, je rencontre avec surprise, assise dans ma chaise, une jeune femme que je ne connais pas. C'est une personne d'une trentaine d'années une belle et élégante jeune femme qui se présente: ” J’ai été recruté par la maison à Paris, en qualité d'hôtesse, pour ces trois jours exposition.” 

Dois-je regretter sa présence?  En bref, je pensais bien être seul aujourd'hui, pour être libre de mes mouvements et de mes échanges. Ce samedi je pensais aussi en profiter, pour aller rendre visite à un ami étudiant rencontré en vacances l'an dernier dans les Landes. Je sais que demain dimanche mon directeur sera là et je devrai assurer une présence continue .Comme Il est président du syndicat national, je ne serai pas en libre de mes mouvements. Je dois assurer une présence permanente au stand.  clermontf02.jpg

Que va-t-elle faire ? Je compte sur son aide pour recevoir les clients visiteurs. À ma grande surprise, elle sort de son sac un roman. Elle mobilise la chaise derrière la table pendant que je reçois seul debout mes clients. Elle parle très peu et même pas du tout. Au  Bout d'une heure elle lève les yeux de son livre et lance à mon adresse  avec un petit accent anglais : “Vous êtes un fameux ” public relation”. 

Merci pour le compliment flatteur pensai-je part moi. Si c'est tout ce qu'elle est venue faire, elle ne va pas être d'un grand secours. Mais pourvu qu'elle assure une petite heure seule à son tour,  pour que je puisse aller déjeuner en compagnie de mon ami.  issoire02.jpg

À 12:30 je lui déclare sans hésiter, mon intention de d'aller déjeuner seul. Elle a l'air très déçue. Elle se lève en marmonnant et abandonne son livre. Elle pensait sans doute que j'allais l'inviter au restaurant. J'ai tout à coup un petit remord et pour combler cette déception je lui promets, bien imprudemment, pour le lendemain, un déjeuner au restaurant. En vacances dans les Landes en effet j’avais fait la connaissance d'un jeune étudiant. un coup de téléphone ce matin, et je dois le rejoindre à la sortie des thermes où il travaille comme kiné. 

Nous allons déjeuner ensemble à la cafétéria en évoquant les souvenirs de vacances. C’est hélas du vite fait.  De retour au salon, Je passe sur la suite de la soirée, en compagnie de la jolie collègue qui commence quand même  peu à peu à se réveiller à assumer  son rôle d’hôtesse. 

 vichy04.jpgbourboule03.jpg A  la fin de cette journée énervante, où j'ai pratiquement été seul pour recevoir tous mes clients. Je ne désire plus que du calme. Je vais rejoindre l'emplacement  que j'ai réservé au camping à  Bellerive sur Allier,  de l'autre côté de la rivière. 

 Je me suis offert le luxe de branchement électrique. Je peux ainsi regarder et savourer un film sur mon petit téléviseur tout neuf, bien emmitouflé dans mon duvet sur ma couchette, au fond de mon cher fourgon.   vichy06.jpgLe lendemain, j'invite ma  collègue du salon comme prévu, au restaurant. Ce matin le patron est arrivé de Paris et elle s’est remuée. Mais hélas pour elle, nous sommes obligés de déjeuner très rapidement. Car mon directeur parisien nous attend pour prendre le relais du stand. Il doit en effet aller déjeuner à la compagnie des présidents du syndicat de la région au restaurant de Roanne. Deux sandwiches devaient faire l’affaire :”Pour moi dit-elle ce sera un sandwich avec une tranche de saumon”. Quand même ! Ouf ! Je l’ai échappé bel ! 

Publié dans : Non classé |le 6 décembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 6:En Bourbonnais sur la RN9 et la RN7, à St Pourçain, LaVarenne, La Palisse.

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Je reprends la route vers Roanne et Lyon. Habituellement quand je suis parti le matin à 10 heures de Nantes le soir tombe en cet endroit. Je rejoins le pays de St Pourçain. Sur mon guide il y a un camping. Mais il est fermé en cette saison hivernale. J'admire toujours en cette région du centre les petits clochers. Je rejoins là , les deux grandes routes nationales la RN9 qui se poursuit  vers à Clermont-Ferrand.  A  st Pourçain, Je n'ai hélas je jamais pu goûter la spécialité du pays qui est le vin.

varenne.jpgJe continue la route dans le bourbonnais et j'arrive à la à la Varenne sur Allier, au croisement de l'autre nationale la nationale. La Rn 7 qui doit me conduire jusqu'à Lyon. 

Mon émetteur Cibi est allumé sur le canal 19. J'entends la voix des premiers routiers. 

“Ok pénalty, ici c'est Mickey 31 sur la QRG.” Évidemment en ces années 1980 la Cibi est à le mode est l'on utilise toujours, car le téléphone portable n'existe pas encore. 

Le langage est codé . Ce n'est pas pour occulter la conversation. Le code Q? est un langage propre à ce genre de transmission radio. J'ai acquis un petit émetteur récepteur qui me permet de communiquer avec que mes collègues VRP ou routiers sur ma route. Ce langage bizarre donne un certain charme , une certaine ambiance d'amitié à tous ces cibistes.

saintpouain03.jpgCe mode de conversations entre gens qui circulent sur la route est venu des routiers américains. Il est très précieux à l'époque, car il est possible de se renseigner une manière plus précise et plus proche sur l’état des routes dans un rayon de 20 km. 

“Si tu vas à Lyon, annonce Scania.  Le temps se gâte après Roanne sur la nationale 7, au col du Pin Bouchain il neige déjà. Ça ne va pas être facile de le franchir cette nuit.”

saintpouain01.jpg Au volant de mon fourgon je commence déjà à m'inquiéter et j'écoute ce que disent mes amis routiers. 

Je passe au pied du joli château de la Palisse. C'est le  château du seigneur de la Palice Maréchal de François Ier. Tout le monde entendu parler des lapalissades ou vérités de la Palice genre de : “10 minutes avant sa mort il était encore en vie.”

lapalisse03.jpgMais contrairement à ce que l'on pourrait croire il n'a jamais été l'auteur d'aucune lapalissade (voir Vikipédia.). La véritable histoire serait la suivante: 

Les soldats de la Palice, pour illustrer le courage qu'a eu ce Maréchal, lors du siège de Pavie en 1505 où il trouva la mort, lui écrivirent une chanson dans laquelle se trouvait la strophe suivante: 

“Hélas la Palice est mort  Est mort devant Pavie Hélas s'il n'était mort 

Il ferait encore envie.

lapalisse04.jpg

C'est à saint Prix tout près la Palisse, pas loin du château que je m'arrête habituellement pour dîner devant la petite église du village. Ma Cibi grésille sur le canal 19. De temps en temps je surveille à l'oreille, les nouvelles du passage du col du Pin Bouchain situé à une cinquantaine de kilomètres de là. Cela m'inquiète et ce soir-là, je m'interroge: “dois-je passer la nuit ici sur cette place à st Prix dans mon fourgon, ou tenter de franchir le col pour arriver à Lyon au camping de la Porte de Lyon ?

lapalisse02.jpg

En vous reportant à l'un de mes précédents articles du blog, vous apprendrez que je suis bel et bien parti ce soir là, pour franchir le col. Mais trop téméraire, j'ai dû passer la nuit dans la neige dans mon fourgon, au milieu de la nationale 7 le col étant fermé à toute circulation.

Publié dans : Non classé |le 28 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 5:De Nantes à Lyon ,par le centre géographique de la France.

vesdun9111.jpgParti de Nantes pour aller à Lyon, la route la plus directe traverse le Bourbonnais. Elle passe même pile au centre géographique de la France. Voir la photo jointe du monument dressé à Vesdun sur Allier, entre Culan et vallon en Sully. Il faut prendre bien sûr la petite route départementale qui part de Culan vers Vallon en Sully. C'est un joli paysage de campagne qui défile alors sous vos yeux. Je traverse l'autoroute A71, pour rejoindre la plus belle forêt d'Europe pour ses chênes tricentenaires. C'est la forêt de Tronçay.  fort01.jpg Ma petite chienne Copine reconnait même l'endroit car nous y passons souvent ensemble. Elle sait qu'elle va pouvoir faire une petite promenade. Quel plaisir aussi de pouvoir s'y arrêter  pour regarder tous ces beaux arbres avant de rejoindre mes clients de Moulins. Et oui bien sûr nous sommes en bourbonnais, mais aussi en Auvergne. moulins2.jpg

Dans cette capitale de l’Allier, j'ai quatre points de ventes qui m’attendent. Ce sont des librairies. Je me suis en stationnement  sur une petite place. Dans un immeuble en face un jeune homme observe par sa fenêtre sans bouger. Il regarde fixement mon fourgon, pendant qu'à l'intérieur je suis assis à remplir mes bons de commandes. Sans doute a-t-il aperçu ma chienne Copine sur le siège du passager. Ce qui fait ce qui doit lui paraitre insolite.

moulins.jpg

Je m'étonne de son insistance à fixer mon véhicule. 10 minutes plus tard je comprends pourquoi il est ainsi en stand-by près de cette fenêtre, quand je vois le fauteuil roulant sur lequel il est Assi. Il est descendu de l'immeuble. Je le salue et il ne sourit. Sans doute a-t-il envié ma mobilité. Je réalise tout à coup la chance que j'ai de me déplacer ainsi. Ce sera pour moi le premier souvenir de cette ville de Moulins vous je suis bien reçu. 

montlucon2.jpgJe reprends la route vers Montluçon. Je rejoins une librairie près de la gare et je suis étonné de tant de rayons vides. C'est alors que j'ai eu la surprise d'apprendre que ces rayonnages en bois  ont servi autrefois à la location des livres pour les voyageurs du chemin de fer. On louait alors les livres dans une de ces grandes bibliothèques pour le temps du voyage, avant de les remettre plus loin. Les kiosques aurait-il supprimé ces bibliothèques de gares ? montlucon3.jpg

Je rends visite à mes autres clients de Montluçon, avant de reprendre la route en direction de Roanne et Lyon. Il fait nuit souvent quand je grimpe la côte du Chatelard à la sortie de la ville. La journée s'achève et en cette saison les campings sont fermés. Je sais ou je vais aller dormir en camping sauvage dans mon fourgon camping car. Depuis quelques années j'ai déniché une petite place dans un gentil village très calme à sept kilomètres de Montluçon. C'est Sainte Angèle.  montlucon01.jpgTout au bout de la petite place je m'installe d'habitude près de jardin potager pour y passer la nuit. Après le diner, je descends mon lit suspendu au plafond du camion à l'aide du treuil mécanique. Je regarde la télé allongée dans mon duvet de haute montagne. C'est  ma distraction quotidienne des soirées solitaires, après la très longue journée de route. Pendant la nuit j'entends régulièrement un petit camion qui vient chaque fois que je stationne là. Le lendemain matin, je suis toujours levé avant ce sympathique voisin. J'ai seulement pu lire  sur la vitre de la portière de son  petit camion ou posé ce petit écriteau :   “Je suis un routier sympa.je me repos après mon travail, laissé moi dormir.” Dommage qu'il ne soit pas matinal, je n'ai jamais pu saluer ce collègue de la place de sainte Angèle. 

La semaine prochaine venez me rejoindre sur la route de Roanne et de Lyon. Mais nous serons toujours dans le bourbonnais et bien sur, en Auvergne.

Publié dans : Non classé |le 23 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Auvergne 4 : Allier, Cournon d’Auvergne, Vulcania.


Album: Cournon et Vulcania

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Auvergne 4 : l'Allier, Cournon, Vulcania. En cette matinée de 1983 je déambule, dans les rues de Clermont Ferrand. J'ai élargi mon secteur à la demande de mon sous-chef parisien. Je vends toujours des livres de photo des éditions Paul Montel. Mais je visite  surtout  les librairies les plus importantes de cette ville. Il est presque midi ce jour et je me demande si je vais aller pique-niquer au bord de  l'Allier. Hier soir que j'ai découvert le camping de Cournon. Il est situé au sud de Clermont-Ferrand derrière le plateau de Gergovie, chargé d'histoire des gaulois et des Romains.  clermontf03.jpgclermontf04.jpg

C'est cet endroit calme au bord de l'Allier, ce grand affluent de la Loire, que je veux aller m'installer pour  le repas de midi, en pleine nature. Il fait bon en cette fin mars un début des vacances de Pâques. Mais en arrivant je remarque  les restrictions de circulation des véhicules à moteur, pour rejoindre l'endroit calme au bord de la rivière.

allier01.jpgcournon01.jpg J'ai découvert la ville de Cournon, en arrivant hier soir à Clermont-Ferrand. J'ai consulté alors le guide des campings. Je me suis rendu au camping municipal. C'est une ville de 20 000 habitants. C'est même, me dit-on, la seconde ville du Puy de Dôme. Je rejoins le “pré des Lavandières” et je suis les indications. Je suis étonné de traverser les installations de la foire de Clermont, pour arriver à ce camping. 

Il est ouvert toute l'année je m'arrête au bureau. Je suis gentiment reçu par le gardien, un employé municipal et son épouse. Il m'indique un emplacement sous les grands arbres là bas derrière les bungalows.

campingcournon01.jpg C'est le soir et après le dîner je vais découvrir les sanitaires très confortables. Je longe l'aire de jeux pour me rendre à la salle de télévision, car il est 19 heures. Mais il n'y a personne. Je reviens à mon fourgon. Je possède une télévision à l'intérieur et je pense ce dîner tranquille comme je le fais chaque soir. Rien à craindre pour la batterie du fourgon sur lequel fonctionne la télévision et le frigo j'ai pris un branchement électrique. 

C'est pendant plus de 10 ans que je suis venu dans ce camping. Tout heureux  de rester fidèle à ce terrain. 10 ans plus tard donc, un matin au réveil,  j'ouvre la porte coulissante du côté du fourgon. Comme au premier jour je suis émerveillé de contempler ce magnifique paysage sur le Puy de Dôme. Les voisins de camping sont déjà levés. Ils sont déjà dehors en compagnie de leurs deux enfants de huit et 10 ans. Ils ont  rejoint l'aire de jeux. Instantanément  Je les trouve sympathique. J'engage la conversation.

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 Ce sont des gens du Nord qui sont venus passer quelques jours dans cette belle région d'Auvergne. Il m'explique :”nous sommes venus avec nos enfants pour visiter la région et le grand parc Vulcania, dont nous avons entendu parler. C’est formidable! Il y a des attractions et des ateliers des spectacles qui suscitent une émotion certaine. Les enfants ont été émerveillées par les spectacles et du volcan et du grand geyser et ses jeux sur le thème de l'eau. Bien sûr ils ont profité des  toboggans, des ponts suspendus,  tyroliennes etc. Bref! Si vous avez le temps, allez donc découvrir vous ne regretterez pas votre visite à Vulcania”.

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Ils m'ont mis l'eau à la bouche. Je regrette ce jour là, je n'ai pas le temps de me rendre au nouveau parc qui vient de s'ouvrir. Mais un jour en allant à Limoges j'ai pu par la suite vérifier ce que mes voisins du camping de Cournon, m'avaient  si bien décrit ce jour là.

Publié dans : Non classé |le 16 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »